Lens-PSG : « Nasser à rien », « Retournez boire »… Le choc vire à la guerre des banderoles !

Partagez sur vos réseaux

Si le respect était de mise entre les techniciens et les dirigeants sur la pelouse, l’ambiance était tout autre dans les travées de Bollaert-Delelis. Ce match de la 29e journée, reporté par la LFP pour favoriser le parcours européen de Paris, a laissé des traces. Pour le public lensois, l’équité sportive a été sacrifiée sur l’autel des intérêts qataris, et ils n’ont pas manqué de le faire savoir.

Le Kop lensois tire à boulets rouges

Fidèle à la position de son président, qui déplorait lundi lors des trophées UNFP un enjeu dénaturé par ce décalage d’un mois, la tribune Marek a multiplié les messages hostiles. Plusieurs banderoles ont fleuri pour viser directement la direction parisienne et les instances :
« Nasser tue la Ligue 1 », « Le Qatar tue le foot français », « équité » ou encore « Nasser à rien ».

Les ultras du PSG dans la caricature

Accueillis dans une ambiance électrique et sous une pluie de chants hostiles, les supporters parisiens ont rapidement choisi la provocation la plus caricaturale. Délaissant toute référence au contexte du report de la rencontre, les ultras du PSG ont exhibé une banderole méprisante visant directement les Lensois : « Lens champion ? Fini d’y croire, retournez boire ». Une sortie aussi vulgaire qu’éculée, dans la pure tradition des provocations douteuses régulièrement mises en scène par certains groupes parisiens. Une caricature facile et surtout assez malvenue quand on sait que l’Île-de-France affiche des niveaux de consommation d’alcool comparables à ceux des Hauts-de-France. 🙂

Un contraste saisissant avec le terrain

Heureusement, joueurs et dirigeants des deux clubs ont un QI plus élevé que celui de ceux qui créent la polémique dans les tribunes. Les joueurs et les staffs des deux camps ont fait preuve d’une maturité exemplaire, affichant un respect mutuel qui tranchait radicalement avec l’agressivité des messages déployés.
Entre une direction lensoise frustrée par le calendrier et un PSG critiqué pour son influence, le duel s’est finalement joué sur deux tableaux : l’un, sportif et élégant ; l’autre, revendicatif et sans filtre.

Nos derniers articles :