Le RC Lens peut nourrir d’immenses regrets. Dans une ambiance bouillante pour le dernier match de la saison à Bollaert, les Sang et Or ont livré une prestation de très haut niveau face au PSG… sans jamais réussir à faire trembler les filets. Cruellement battus 2-0, les hommes de Pierre Sage ont pourtant longtemps donné l’impression d’être supérieurs aux champions de France dans le jeu.
Ironie du calendrier : cette rencontre, initialement prévue le 11 avril lorsque Lens était encore au contact du PSG au classement, s’est finalement transformée en soirée de sacre pour les Parisiens. Un 14e titre de champion de France décroché dans un stade Bollaert qui n’a pourtant jamais cessé de pousser derrière son équipe.
Car les Lensois ont tout donné. Pressing intense, agressivité, mouvements collectifs, transitions rapides : le Racing a étouffé Paris par séquences et multiplié les occasions franches. Avec dix tirs cadrés et plus de 2,5 buts attendus, le RC Lens aurait largement mérité d’ouvrir le score. Mais entre un Matveï Safonov impérial et une maladresse offensive devenue récurrente, rien n’a voulu sourire aux Artésiens.
Le tournant du match est finalement venu d’une erreur de relance de Malang Sarr. Khvicha Kvaratskhelia en a profité pour punir Lens contre le cours du jeu à la 29e minute. Un scénario frustrant tant le PSG, longtemps dominé, n’a quasiment rien montré offensivement. Le second but signé Ibrahim Mbaye dans le temps additionnel est anecdotique.
Ce qui restera surtout, c’est la sensation d’avoir vu un RC Lens capable de regarder le PSG droit dans les yeux. Collectivement, les Sang et Or ont affiché bien plus de maîtrise, d’intensité et de cohérence que les champions de France.
Bollaert a d’ailleurs salué ses joueurs malgré la défaite, conscient d’avoir assisté à une performance pleine de caractère et d’espoir avant l’échéance la plus importante de cette fin de saison : la finale de la Coupe de France face à Nice, le 22 mai au Stade de France.
Si Lens reproduit ce niveau-là dans une semaine, alors tout deviendra possible.
Ce que nous avons aimé :
– La prestation d’ensemble de l’équipe, qui a souvent dominé un onze parisien au presque complet.
– Que le spectacle soit au rendez-vous.
– L’entrée en jeu du facteur X Lensois. Allan Saint-Maximin a dynamité la défense parisienne. Il a été à l’initiative de toutes les contre-attaques meurtrières de fin de rencontre. Il a beaucoup tenté sans être récompensé.
– Le match très sérieux de Ruben Aguilar au poste de piston droit, tant sur le plan défensif qu’offensif. Il y a toujours match entre lui et Saud Abdulhamid.
– L’entrée de Florian Thauvin, son abattage et sa touche technique.
– L’arrêt magique de Risser qui a laissé Lens dans le match en évitant le 2-0 à la 44′.
– Les quelques minutes de jeu de Kyllian Antonio, entré en jeu suite à la blessure de Baidoo. Il a joué simple et efficace en remplaçant Ganiou à droite, qui était passé au centre de la défense.
– L’hommage à Wesley Saïd et Adrien Thomasson. Ils le valent bien.
– Que les Parisiens, notamment Ousmane Dembélé, Luis Enrique et Luis Campos reconnaissent que le RC Lens fut finalement un adversaire digne et coriace cette saison.
– Que Florian Thauvin soit allé féliciter Sofanov au coup de sifflet final. Un gentleman.
Ce que nous avons moins aimé :
– La prestation d’Odsonne Edouard, clairement en manque de carburant depuis de nombreuses rencontres. Huit matchs sans but, ses prestations deviennent inquiétantes.
– Malgré de belles interventions et des relances astucieuses, la bourde royale de Malang Sarr devant Dembélé a coûté l’ouverture du score. Il a récidivé quelques minutes plus tard, heureusement sauvé par l’arrêt de Risser. Un match paradoxal.
– Wesley Saïd, intéressant par séquences dans l’animation offensive mais tellement maladroit face au but.
– La nouvelle blessure de Samson Baidoo, qui a probablement mis fin à sa saison. Le staff médical avait donc eu raison de l’écarter durant de nombreuses semaines.
– La maladresse chronique des Sang et Or face au but, même si Sofanov a réalisé une de ses plus belles prestations de la saison.
– Que Pierre Sage n’ait toujours pas gagné contre le PSG depuis qu’il entraîne en professionnel.
– La prestation insipide des deux peintres au micro de beIN Sports. Christophe Josse et Daniel Bravo, plutôt que de rester dignes quand Samson Baidoo a quitté la pelouse en pleurs, se sont permis des délires, riant gorge déployée en débitant des conneries sans intérêt. Toujours incapables de préparer leurs fiches d’avant-match, ils ont même omis le fait que le RC Lens avait déjà assuré sa deuxième place au classement. On en passe, et des meilleures. Heureusement, le supplice touche à sa fin avec la chaîne qatarie.
– L’idée était bien évidemment de les préserver au mieux pour la finale de Coupe de France, mais nous n’avons pas aimé le fait que Thauvin et Saint-Maximin n’entrent pas plus tôt.
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