Libre de tout engagement depuis son licenciement de Southampton début novembre, Will Still a vu son nom circuler avec insistance du côté du FC Nantes pour prendre la suite de Luis Castro. Pressenti comme l’un des favoris de la famille Kita, le technicien belge a confirmé avoir été approché… avant de poliment décliner l’invitation.
Invité du Canal Football Club, l’ancien coach du RC Lens a justifié son refus avec un mélange de prudence et de lucidité, laissant entendre que le flou qui entoure le projet nantais ne l’avait pas convaincu. « J’ai envie de penser à ma carrière, de faire le bon choix. Je ne veux pas choisir un projet où je n’ai pas accès à toutes les informations ni le contrôle de tout », a-t-il glissé, sans jamais nommer directement ses interlocuteurs. Une manière à peine voilée de pointer l’instabilité chronique du club nantais, où les entraîneurs valsent au rythme des humeurs de la direction.
Toujours aussi diplomate, Will Still a tout de même adressé un message de soutien aux Canaris, leur souhaitant de se maintenir en Ligue 1. Par ailleurs, il a été questionné sur son ancien club, et le ton s’est teinté d’un mélange d’admiration et de regret.
Saluant « les personnes actuelles à la tête du club », en référence à Jean-Louis Leca et Benjamin Parrot, Still a reconnu que le RC Lens d’aujourd’hui incarne ce qu’il espérait construire la saison dernière : « Cela ne m’étonne pas pour le RC Lens, j’en suis ravi. C’était le but de l’année dernière, sans me jeter des fleurs. On m’a dit que c’était une période de transition. Ils ont pris la suite en faisant quelque chose de ciblé et d’intelligent. »
Une déclaration qui en dit long : le technicien belge semble toujours attaché au club artésien, et nourrit sans doute une forme de frustration de ne pas avoir eu les bons leviers au bon moment. Reste à savoir si une nouvelle porte s’ouvrira un jour. En attendant, Will Still, à 31 ans, prend le temps de choisir sa prochaine aventure, de préférence là où la stabilité n’est pas un vain mot.
Encore faudrait-il que lui-même lutte contre cette forme d’instabilité qui lui colle désormais à la peau… Car si il refuse de s’engager là où les projets manquent de clarté, il traîne lui aussi une image d’entraîneur pressé, souvent en mouvement, rarement installé. Pour séduire un club à la hauteur de ses ambitions, il lui faudra sans doute prouver qu’il est capable de s’inscrire dans la durée.
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