Quelques heures seulement après sa signature officielle, Dino Toppmöller s’est présenté ce matin face aux journalistes pour sa grande première dans l’Artois. Le technicien allemand récupère un lourd héritage, celui de Pierre Sage parti céder aux sirènes de la Premier League à Crystal Palace, mais il affiche déjà une assurance qui fait un bien fou.
La fin des écrans de fumée à La Gaillette
Pour le public lensois, cette intronisation doit marquer la fin d’une instabilité devenue insupportable. Depuis le départ de Franck Haise, le banc ressemble à un siège éjectable à chaque intersaison. Une valse des entraîneurs que la direction espère bien stopper avec ce bail courant jusqu’en 2028.
Pendant que les rumeurs envoyaient Alexandre Dujeux, Olivier Pantaloni ou Patrick Videira pour éteindre l’incendie, Jean-Louis Leca et Benjamin Parrot travaillaient en réalité sur ce coup de maître en coulisses. Les pistes de Ligue 1 n’étaient qu’un parfait paravent pour masquer l’arrivée d’un coach au profil d’envergure européenne.
Un technicien moderne et francophile
À 45 ans, Toppmöller possède déjà un CV qui parle pour lui. Ancien adjoint de Julian Nagelsmann au Bayern Munich, puis entraîneur principal à Dudelange et à l’Eintracht Francfort, l’Allemand connaît parfaitement les exigences de la Ligue des Champions.
Le gros point fort de sa présentation ? Un français maîtrisé, hérité de ses expériences passées au Luxembourg et en Belgique, qui va grandement faciliter son intégration dans le vestiaire des lensois. Si les questions brûlantes concernant le mercato et les futurs contours du staff ont été poliment balayées par le duo Leca-Parrot, l’accent a été mis sur l’identité et les valeurs.
« Le foot, c’est la vie » : le coup de foudre pour un club comme Lens
Serein, souriant et particulièrement convaincant, le successeur de Sage a immédiatement conquis son auditoire en évoquant son choix. Pour lui, rejoindre le Racing était une évidence absolue dès les premières discussions :
« Pour moi, c’était très important de travailler avec des gens qui portent les mêmes valeurs et pour un club qui est à ce point passionné par le foot. Le foot, c’est la vie pour moi. Je suis très passionné, très ambitieux et encore une fois très fier d’être ici. Quand je suis venu pour le premier contact, j’ai dit tout de suite à ma femme : « Je sens que c’est le club où je veux aller. » »
L’histoire d’amour commence aujourd’hui. Reste désormais à transformer ces belles paroles en victoires sur la pelouse, et surtout éviter de voir le technicien rejoindre trop vite la liste des anciens lensois passés en coup de vent. Le nouveau cycle du Racing est officiellement lancé.
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