Première conférence de presse de la saison pour Robin Risser, à l’aube de la réception du Paris FC. Le jeune portier lensois, aussi détendu devant les micros que sur sa ligne de but, a affiché un discours franc et sans fioritures. Pas de langue de bois, pas d’excuses creuses : le gardien sait qu’il a commis une erreur avec les U20 tricolores, mais il ne compte pas en faire un fardeau.
Il n’élude rien : oui, sa relance ratée a coûté un but à l’équipe de France. Mais pas question d’en faire une tragédie. « Cela ne m’affecte pas, ce sont des choses qui arrivent », glisse-t-il avec un calme désarmant, conscient malgré tout de la portée de son geste. Il admet avoir “beaucoup réfléchi après le match”, mais assure que cette erreur fait partie du processus d’apprentissage. “Mon jeu est basé sur le risque ; cette fois-ci, ça n’a pas fonctionné”, concède-t-il, lucide. L’essentiel, selon lui, est ailleurs : apprendre vite, digérer encore plus vite. Et c’est chose faite. “J’ai déjà tourné la page et j’ai hâte de retrouver la pelouse de Bollaert dimanche”, affirme-t-il, le regard déjà tourné vers le Paris FC.
À 20 ans, Robin Risser ne s’attarde pas sur les scories. Ce qui compte, c’est la progression, l’environnement, et la confiance qu’il respire à Lens. Le portier répète combien le club artésien lui a permis de s’épanouir : “Ici, on m’a mis dans les meilleures conditions possibles pour jouer mon football.” Le lien de confiance avec son entraîneur, Pierre Sage, et la stabilité du groupe font le reste. “Je me sens très bien ici”, insiste-t-il, avant de confier que “jouer à Lens, c’est un vrai kiff”.
Risser goûte à la ferveur de Bollaert comme à un privilège. Il parle du RC Lens avec un enthousiasme contagieux, évoquant un club “historique”, en phase avec ses valeurs et son vécu alsacien. De Strasbourg à l’Artois, la transition s’est faite sans heurts, et l’on sent chez lui une forme de maturité tranquille, celle d’un joueur qui sait que les erreurs font grandir, à condition de ne pas les répéter.
Dimanche, contre le Paris FC, il aura l’occasion de le prouver. Une bonne performance, quelques arrêts bien sentis et la fameuse “boulette” des Bleuets pourrait vite être reléguée au rang des souvenirs de jeunesse. Et si Risser n’a qu’une certitude, c’est bien celle-là : les filets de Bollaert n’ont pas vocation à trembler deux fois pour la même raison.
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