Le RC Lens a décroché hier soir sa place en quarts de finale de Coupe de France après une victoire 4-2 à Troyes. Un score flatteur au regard d’un scénario plus tendu qu’il n’y paraît, et qui n’a pas vraiment enthousiasmé Pierre Sage, lucide sur les failles de son équipe.
À la pause, l’entraîneur lensois avait déjà senti que ses hommes manquaient de tranchant. Dans le vestiaire, il a recentré les débats sur les bases : “Je leur ai simplement rappelé certains aspects tactiques, notamment dans le fait de s’engager dans la profondeur.” Mais surtout, il a souligné ce qui rend une rencontre face à un adversaire hiérarchiquement inférieur toujours piégeuse : “Quand il y a des différences de niveau, les valeurs peuvent se niveler à partir du moment où on laisse une chose à l’adversaire… et qu’il la prend.”
Et c’est bien ce qu’a failli faire l’ESTAC. Menés 4-1, les Troyens ont réduit l’écart à 4-2 et, pendant vingt bonnes minutes, donné l’impression qu’un retour était possible. Sage, qui avait vu son équipe perdre pied à ce moment-là, a reconnu sans détour : “C’est le moment où ils ont eu le ballon, où on les a beaucoup laissé faire. Comme les autres, quand on les laisse faire, ils font bien.” Un rappel à l’ordre sur l’importance de la maîtrise : “Le meilleur moyen de défendre, c’est de garder le ballon.”
Si Lens a flanché dans la gestion de la fin de match, certains joueurs moins utilisés habituellement ont saisi leur chance, à l’image de Florian Sotoca, décisif à trois reprises. Une performance que le coach n’a pas manqué de saluer, tout en soulignant les conséquences que cela pouvait avoir pour la suite : “C’était important pour eux de prouver ce soir qu’ils méritent de jouer plus… À moi les maux de tête maintenant.”
Au-delà du score, c’est surtout le relâchement de ses joueurs après l’heure de jeu qui a préoccupé Pierre Sage, conscient que dans une compétition à élimination directe, cette forme de déconcentration peut être fatale. Mais fidèle à son habitude, l’entraîneur n’a pas manqué de rendre hommage à l’adversaire, soulignant la débauche d’énergie des Troyens, qui jouaient pourtant avec un jour de récupération en moins.
Lens poursuit donc sa route en Coupe, mais avec un message clair : l’exigence ne faiblit pas, et le relâchement n’est pas une option.
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