À peine le temps de savourer le sacre historique en Coupe de France face à Nice (3-1) que le Racing Club de Lens a déjà un immense défi en ligne de mire. Le 16 août prochain, les Sang et Or défieront le PSG pour le Trophée des champions. Une affiche de gala qui, loin d’être une corvée de pré-saison, ressemble en réalité à un énorme coup de pouce du destin pour l’Artois.
La rancœur tenace d’un titre de Ligue 1 qui s’était joué sur un report de calendrier très contestable va enfin pouvoir s’effacer. Cette fois, pas de passe-droit pour le club de la capitale : la confrontation aura bien lieu le samedi 16 août, soit une semaine pile avant le coup d’envoi du championnat. Et si la LFP doit encore trancher sur le nom du stade français qui accueillera l’événement, une chose est sûre : Lens a une carte maîtresse à jouer.
Le PSG décimé par la Coupe du monde ?
C’est le gros point noir de l’été pour Paris, et la grande chance des Lensois. Programmé seulement quatre semaines après la finale de la Coupe du monde aux États-Unis (le 19 juillet), ce Trophée des champions va sonner très creux du côté des stars parisiennes.
Entre les vacances obligatoires et le manque de rythme, Luis Enrique va devoir bricoler. Des cadres comme Bradley Barcola, Désiré Doué, Ousmane Dembélé, Lucas Hernandez ou Warren Zaïre-Emery risquent de pointer le bout de leur nez à l’entraînement seulement quelques jours avant le match, et sans compter les joueurs étrangers également concernés. Côté lensois, la situation est bien plus gérable : seul le jeune portier Robin Risser est potentiellement concerné par une longue aventure avec les Bleus. Pierre Sage pourra s’appuyer sur un groupe frais, ultra-motivé et physiquement bien plus avancé que l’armada parisienne.
Le grand retour des supporters au centre du jeu
Au-delà de l’aspect purement sportif, cette édition 2026 marque une vraie victoire de l’éthique sur le business. Après les exils contestés au Qatar ou au Koweït les années précédentes, la LFP a dit non aux sirènes de l’Afrique pour acter un retour de la compétition sur le sol français.
Une bénédiction pour le peuple sang et or, qui n’aura pas à traverser la planète pour pousser son équipe vers un nouveau sacre. Après avoir goûté à l’ivresse d’un titre à Saint-Denis, la Gaillette a faim, très faim. Ramener une nouvelle coupe à la maison face à l’ogre parisien, en profitant d’un timing parfait : l’occasion est trop belle pour ne pas être saisie à pleines dents.
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