RC Lens privé de Jonathan Gradit : entre solutions internes et piste mercato

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L’émotion passée, place aux choix. Lourdement touché à l’entraînement hier matin, Jonathan Gradit ne refoulera pas les pelouses avant plusieurs mois. Une absence aussi brutale que prolongée, qui oblige Pierre Sage à recomposer sa défense et, peut-être, à revoir ses plans pour l’hiver.

Le coup est dur, humainement autant que sportivement. Jonathan Gradit, taulier incontesté depuis six saisons, est plus qu’un simple joueur : un repère, un leader, un stabilisateur de cette défense à trois qui fait la force du RC Lens. Sans lui, Lens perd autant un joueur qu’un équilibre. Mais à l’heure où la Ligue 1 ne laisse aucun répit, le staff n’a d’autre choix que d’avancer.
À court terme, la solution la plus naturelle porte un nom : Ismaëlo Ganiou. Le jeune défenseur de 20 ans a déjà dépanné dans le couloir droit de la charnière, avec solidité et même un but décisif contre Strasbourg. Mais il a également montré certaines limites lors de sa première titularisation à Auxerre. Son profil axial-droit, son calme et sa montée en puissance en font un candidat crédible pour devenir titulaire au poste, mais il faudra quelques matchs pour juger.

Pierre Sage dispose toutefois de quelques leviers en interne. Matthieu Udol pourrait glisser axe gauche, ce qui ouvrirait la voie à un retour de Deiver Machado en piston. Malang Sarr, de son côté, pourrait être recentré côté droit, là où il avait débuté sa carrière. Ruben Aguilar, plus habitué au couloir, peut également reculer d’un cran dans une défense à trois et être remplacé comme piston par Saud Abdulhamid, même si ce dernier ne s’est pas montré très rassurant lors de ses entrées en jeu.

Alors, faut-il recruter ? La question, encore taboue hier, pourrait rapidement s’imposer si les solutions internes montrent leurs limites. Derrière Ganiou, la hiérarchie s’amincit : Nidal Celik n’a toujours pas joué la moindre minute en Ligue 1, et Kyllian Antonio revient tout juste de blessure. Miser sur eux pour tenir la distance jusqu’à mai serait un pari plus que risqué.
Avec une place en Coupe d’Europe en ligne de mire et une solidité défensive à préserver, le Racing pourrait être tenté de s’activer en janvier. Pas pour empiler les noms, mais pour sécuriser une zone devenue fragile. Reste à savoir si les moyens et les profils seront disponibles sur le marché.
En attendant, c’est avec ses ressources internes que Pierre Sage se rendra à Angers. Un test grandeur nature, et peut-être le début d’un nouveau chapitre défensif.

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