RC Lens – OGC Nice : Franck Haise à cran avant son retour à Bollaert

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Ce dimanche, le choc entre l’OGC Nice et le RC Lens s’annonce bien plus tendu que ne le laisserait penser le simple enjeu sportif. Car sur la Côte d’Azur, ce n’est plus seulement le ballon qui brûle les doigts : c’est tout l’environnement niçois qui semble au bord de l’implosion. Au centre de la tempête, Franck Haise, ex-totem du banc lensois, paraît aujourd’hui plus isolé que jamais.

Première alerte : aucun joueur niçois n’a accepté de se présenter devant les médias avant la rencontre. Un boycott inhabituel, qui a suscité l’agacement visible de l’entraîneur : « C’est leur décision de ne pas venir face à vous. Moi aussi, je préférerais être chez moi. On doit tous assumer. » Une pique sans détour, révélatrice d’un climat interne délétère et d’un coach clairement à cran.
Franck Haise n’a jamais été homme à se cacher. Mais dans ses mots, transparait désormais une forme d’impuissance : « L’ambiance est toujours aussi lourde. Je vais tenter d’inventer un 24e levier. Mais au bout d’un moment, la réponse est toujours la même : on perd. » L’ancien stratège lensois, qui avait su bâtir à Bollaert une forteresse collective, peine aujourd’hui à fédérer un vestiaire qui doute, qui recule, qui se referme.

Et comme souvent dans ces cas-là, les certitudes s’effritent, les discours se heurtent à l’usure. « À Lens, on est censé perdre. Alors autant faire les choses », a-t-il lâché, dans une formule aussi fataliste que troublante, presque résignée. On est loin de la verve conquérante de l’époque artésienne.
Alors que le RC Lens caracole en tête du championnat et que Nice, englué dans une spirale négative, cherche désespérément un second souffle, le contraste est saisissant. Si le club azuréen chute cet après-midi à Bollaert, il faudra sans doute se poser la question : ce match marquera-t-il le début de la fin pour Franck Haise sur la Riviera ?

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