Ce soir, Bollaert va gronder. Et il ne grondera pas par hasard. Ce RC Lens – Lille, c’est plus qu’un match. C’est une bataille régionale, identitaire, historique, que les supporters lensois n’entendent pas jouer à moitié. La preuve : les Red Tigers ont dégainé un communiqué sans langue de bois, appelant le peuple sang et or à faire vivre ce derby avec ce qu’il a de plus précieux : sa rage, sa mémoire, sa passion.
Pas question de laisser les Lillois s’installer. « À aucun moment ils ne doivent être sereins, que ce soit en tribune ou sur le terrain », préviennent les ultras lensois. Et pour cause : dans un football devenu aseptisé, lisse, calibré pour les sponsors et les plateformes de streaming, Lens reste une enclave populaire, viscérale, où le football sent encore la ferveur, pas la moquette de salle de presse.
C’est aussi un rappel, plus profond encore, que les joueurs d’aujourd’hui ne viennent plus au club pour son blason, mais souvent pour leur agent ou leur contrat. Alors les supporters font le travail de mémoire à leur place : « Il ne s’agit pas d’un match comme un autre », rappellent-ils, appelant à faire pression dès l’entraînement public, dès les premiers regards, dès les premiers contacts.
Et ils ont raison. Ce derby, Lens ne l’a gagné qu’une seule fois à Bollaert sur les dix dernières confrontations. Trop peu, beaucoup trop peu pour un club qui fait de la fierté régionale une colonne vertébrale. Alors ce soir, le peuple lensois veut rétablir la hiérarchie du cœur. Parce que sur le terrain, il faudra du réalisme, bien sûr. Mais autour, dans l’air, dans les tripes, il faudra du bruit, du feu, de la pression.
Le LOSC, club aux tribunes qui sonnent parfois creux, club sans visage pour les uns, sans âme pour les autres, arrive avec ses certitudes. Tant mieux. Ça en fera plus à déconstruire. Ce soir, le projet lillois va rencontrer une autre réalité : celle de Bollaert qui gronde, de 38 000 cœurs qui battent, et d’un club qui n’oublie jamais d’où il vient.
Alors non, ce n’est pas un match de plus. C’est le match à gagner. Dans les tribunes. Sur le terrain. Dans les regards. Et si possible, avec panache.
Écrasons-les. Pas avec Still, mais avec Sage 🙂
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