RC Lens : Denis Petrić raccroche les gants, une carrière discrète mais exemplaire

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Il aura été de toutes les pelouses, ou presque, sans jamais chercher les projecteurs. À 37 ans, Denis Petrić a annoncé sa retraite, six mois après avoir quitté le RC Lens, où il occupait la place de troisième gardien lors de la saison 2024-2025. Une dernière escale en Artois, sans match officiel mais dans la continuité d’un rôle qu’il a su incarner avec humilité et rigueur : celui du coéquipier modèle, toujours prêt, même dans l’ombre.

Arrivé à l’été 2024 pour une seule saison, Denis Petrić n’avait surpris personne en n’étant pas prolongé. Sa mission à Lens était claire : encadrer, conseiller, compléter l’effectif à l’entraînement. Malheureusement, une blessure au dos dès le mois de janvier l’a définitivement écarté des terrains. Il n’aura donc jamais foulé la pelouse sous les couleurs Sang et Or, mais son passage n’en est pas moins salué par ses coéquipiers et les membres du staff pour sa disponibilité et son professionnalisme.
Né à Ljubljana, en ex-Yougoslavie, Petrić est arrivé en France très jeune. Formé à l’AJ Auxerre, il a progressivement gravi les échelons du football hexagonal. Il débute en National avec Cassis-Carnoux, puis enchaîne les saisons solides à Istres et Troyes, où il vit son pic de notoriété : sacré meilleur gardien de Ligue 2 en 2015, il contribue grandement à la montée du club en Ligue 1.

La suite de sa carrière le verra enfiler les maillots d’Angers, Guingamp, Nantes et enfin Lens, souvent dans un rôle de doublure, parfois de titulaire ponctuel, mais toujours avec le même sérieux. En tout, le gardien cumule 148 matchs de Ligue 2, 22 de Ligue 1 et 16 en National. Un parcours discret, loin des projecteurs, mais solide et respecté.
Délégué syndical à l’UNFP à plusieurs reprises, notamment du temps de Guingamp et Nantes, il n’a jamais hésité à s’engager pour la cause des joueurs. Fidèle à ses convictions, il a d’ailleurs déjà entamé une reconversion dans le giron du syndicat des footballeurs professionnels.
À l’image de sa carrière, Denis Petrić s’éclipse dans un silence élégant. Il n’a pas marqué les filets, mais a marqué les vestiaires. Un gardien de devoir, un professionnel rare, qui quitte le monde pro sans bruit, mais avec les honneurs.



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