Quinze jours sans RC Lens, quatre matchs, puis rebelote : trop, c’est trop

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À peine le temps de relancer la machine que le moteur cale déjà. Pour le RC Lens, comme pour tous les clubs de Ligue 1, la saison ressemble à un éternel démarrage en côte. Après quinze jours de sevrage footballistique lié à la trêve internationale de septembre, les Sang et Or ne disputeront que quatre matchs avant… une nouvelle trêve de deux semaines en octobre. Un programme digne d’une saison au format puzzle.

D’ici là, il faudra donc faire le plein d’émotions : déplacement au Parc des Princes, réception électrique de Lille, voyage à Rennes, puis virée à Auxerre. Quatre affiches pour respirer un peu avant une nouvelle parenthèse imposée, et le retour du championnat le 19 octobre contre le Paris FC. Autant dire qu’il va falloir savourer.
Mais au fond, cette frustration cyclique révèle un phénomène plus large : la lente désaffection du public pour le football de sélection, relégué depuis des années au second plan derrière l’hégémonie des clubs. Jadis sommet du prestige, l’équipe nationale s’est transformée en source d’angoisse pour les supporters… qui regardent les matchs uniquement pour vérifier que leurs joueurs ne rentrent pas sur une civière. Les supporters du PSG, qui viennent de perdre Doué et Dembélé en savent quelque chose …

Soyons honnêtes : les trêves internationales sont devenues l’un des temps faibles du calendrier. Qualifications au format poussiéreux, matchs amicaux sans enjeu, sélections disparates… Le spectacle manque d’âme, de rythme, et surtout d’intérêt. Même les plus passionnés lèvent les yeux au ciel. Et pendant ce temps, les clubs, eux, rongent leur frein, suspendus aux bulletins médicaux de leurs internationaux.
Certes, les sélections ont besoin de ces fenêtres pour préparer l’Euro ou le Mondial. L’argument de l’égalité des chances, permettre à la Finlande ou au Kosovo d’accéder à ces compétitions, reste recevable. Mais faut-il pour autant hacher les saisons de clubs ?

De plus en plus de voix s’élèvent pour proposer une solution de bon sens : regrouper les matchs internationaux sur une ou deux longues périodes dans l’année, plutôt que de venir sabrer le rythme tous les mois ou presque. Un format type « mois FIFA » deux fois par an, qui libérerait le calendrier des clubs et préserverait un minimum de cohérence compétitive.

En attendant, le RC Lens et ses supporters vont devoir jongler. Reprendre le fil d’une saison qui avance par à-coups, s’inquiéter pour les genoux de leurs internationaux, et profiter, tant bien que mal, des rares plages de football sans interruption.

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