Paris SG – RC Lens (2-0) : Ce qu’on a aimé… et moins aimé

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Combien de fois, ces deux dernières saisons, le RC Lens est-il reparti du terrain avec cette même impression amère : celle d’avoir bien joué… sauf devant le but ?

Hier encore, face au PSG, le scénario s’est répété. Les occasions étaient là, bien construites, parfois même prometteuses. Mais à l’arrivée, aucun ballon n’a franchi la ligne. Frustration, quand tu nous tiens.
L’époque où Loïs Openda convertissait la moindre ouverture semble appartenir à un autre siècle. Depuis son départ, l’attaque lensoise peine à retrouver un vrai finisseur. Elye Wahi cherche encore le mode d’emploi, M’Bala Nzola n’a pas convaincu, et Odsonne Édouard, propulsé sans doute trop tôt titulaire au Parc, a surtout montré qu’il était encore loin du rythme.

Le mot « frustration », mis entre parenthèses après deux victoires rassurantes, a brutalement refait surface. Car même si le PSG a largement dominé la possession, il s’est montré peu dangereux. Et c’est bien là le paradoxe : Lens a eu les meilleures situations, mais Paris a mis les buts. Deux éclairs signés Barcola, pendant que les attaquants artésiens s’échinaient à tirer à blanc.
Pierre Sage, de son côté, avait eu deux semaines pour intégrer ses recrues de dernière minute. Mais ni Sangaré, ni Sima, ni Édouard n’ont vraiment donné de garanties. L’envie est là, les intentions aussi. Mais entre les promesses et la réalité du haut niveau, il reste encore quelques kilomètres à parcourir. Et visiblement, ce ne sont pas des lignes droites.

Nous avons aimé :

– La première mi-temps de Florian Thauvin, l’architecte de l’animation offensive, qui s’est pourtant un peu éclipsé en seconde période.
– Que Pierre Sage ait compris à la pause son erreur d’avoir titularisé Guilavaogui au détriment de Sima.
– La prestation d’Abdallah Sima, qui a montré des choses intéressantes en 45 minutes, même s’il manque une réelle occasion.
– L’entrée en jeu de Rayan Fofana à la place d’Odsonne Édouard. Le jeune attaquant Lensois a tenté tant bien que mal et a pris ses responsabilités.
– Les 25 minutes de Saud Abdulhamid, qui ont montré que Pierre Sage ne doit plus tourner autour du pot pour le poste de piston droit.
– Que la défense ait globalement tenu la baraque, car au final, Robin Risser, qui ne peut pas grand chose sur les deux buts de Barcola, a été peu sollicité.
– La prestation d’ensemble de Jo Gradit en vieux briscard combattant, même s’il a luii aussi, montré ses limites face à Barcola.
– Que discret, le milieu de terrain ait fait le taf. Comme le souligne l’Equipe, la technique et la volonté de venir casser les lignes parisiennes et de harceler le porteur d’Adrien Thomasson, tout comme la technique et le calme de Sangaré pour déplacer le jeu vers les côtés ou temporiser dans des moments chauds ont été longtemps un point fort lensois.

Nous n’avons pas aimé :

– Que le couloir droit Lensois ait montré ses limites face à cette peste de Barcola. Aguilar et Gradit, bien qu’auteurs de prestations cohérentes, n’ont pas assez de carburant dans le moteur pour rivaliser avec des attaquants rapides.
– Nous dire que l’efficacité offensive n’était pas encore pour demain.
– Qu’Odsonne Édouard prenne un carton jaune après seulement trois minutes de jeu, pour une faute sur Khvicha Kvaratskhelia.
– La perte de balle mortelle de Morgan Guilavogui, qui offre aux parisiens l’occasion du premier but.
– La prestation globale de Morgan Guilavogui sur le côté gauche, joueur plus intéressant en position axiale.
– La prestation d’ensemble d’Odsonne Édouard, pas encore prêt,  qui a manqué de promptitude et de justesse technique devant le but.
– Que le corps arbitral ne se soit pas penché plus sérieusement sur la faute de Lucas Hernandez sur Florian Thauvin en pleine surface parisienne.
– La gestion chaotique de l’encadrement des supporters lensois qui a eu pour résultat que bon nombre d’entre eux n’ont pas pu ou n’ont plus voulu entrer dans le parcage.

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