Nantes coule : les anciens Lensois embarqués dans la tempête

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Le temps presse pour le FC Nantes. Battus à la Beaujoire par Angers (0-1), les Canaris s’enfoncent encore un peu plus. Avant-derniers de Ligue 1, à sept points du premier non-relégable (Nice, avec un match en moins), ils glissent dangereusement vers la Ligue 2. À ce rythme, le maintien relève moins du calcul que du miracle.

Sur le banc, Ahmed Kantari n’a pas inversé la tendance. Arrivé mi-décembre, l’ancien défenseur lensois affiche un bilan sévère : huit défaites en dix matches, soit 0,6 point par rencontre. Une moyenne qui rappelle de mauvais souvenirs sur les bords de l’Erdre. Interrogé après la rencontre, il a tenté de garder la tête haute, assurant ne pas se sentir « démuni » et estimant que son équipe avait « montré des choses ». Le discours se veut combatif. Les chiffres, eux, sont implacables.
Dans un club où la famille Kita a déjà consommé plus de vingt entraîneurs depuis 2007, la question d’un nouveau changement plane forcément. Mais à ce stade, l’instabilité chronique ressemble davantage à un symptôme qu’à une solution.

Sur le terrain, les anciens Lensois vivent eux aussi un naufrage. Deiver Machado, arrivé en joker hivernal en provenance du RC Lens, peine à retrouver l’élan qui faisait sa force en Artois. Remplacé à l’heure de jeu, le Colombien traverse un passage sombre, à l’image de son équipe.
Même constat pour Fabien Centonze, sorti à la 75e minute, et Ignatius Ganago, remplacé dix minutes plus tôt : activité sans efficacité, bonne volonté sans impact.

À Nantes, tout semble fragile : la confiance, la solidité défensive, la capacité à faire basculer un match. Les journées passent, l’écart ne se comble pas, et l’horizon s’assombrit. Sauf sursaut inattendu, les anciens Lensois pourraient bien accompagner les Canaris dans une descente que plus grand monde n’ose désormais exclure.
Pour rappel, le RC Lens recevra le FC Nantes lors de la 33° et avant dernière journée de Ligue 1.

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