L’expérience anglaise tourne au cauchemar pour l’ancien Lensois

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On pensait qu’il allait conquérir la Premier League comme il avait conquis Bollaert. Qu’il allait transpercer les défenses anglaises comme il avait si souvent transpercé celles de Ligue 1. Mais l’expérience anglaise d’Arnaud Kalimuendo vire à la mésaventure. L’ancien chouchou de Lens, passé ensuite par Rennes, se heurte à un mur à Nottingham Forest, où son temps de jeu fond comme neige au soleil.

Souvenons-nous : prêté deux saisons au RC Lens par le PSG entre 2020 et 2022, Kalimuendo avait illuminé l’Artois de son sens du but, de ses appels millimétrés et de sa combativité. 19 buts et 5 passes décisives en 65 apparitions sous le maillot sang et or, un joueur jeune, lucide, efficace, tout ce que l’on attendait d’un « 9 moderne ». De quoi convaincre Rennes de mettre 25 M€ sur la table pour l’arracher au club de la capitale. Et là encore, le gamin ne déçoit pas : 40 buts en trois saisons toutes compétitions confondues.

Mais voilà. À vouloir aller trop vite, on se brûle. Transféré pour 30 M€ à Nottingham Forest cet été, Kalimuendo devait incarner une arme offensive supplémentaire en Angleterre. À l’arrivée : quelques bouts de matches, 217 minutes de jeu, et zéro but. En championnat, c’est encore plus cruel : 66 minutes réparties sur 11 journées. Le joueur de 23 ans ne trouve ni sa place, ni ses marques, dans un club qui change de visage à chaque mercato et où la concurrence est impitoyable.

Le VfB Stuttgart, qui avait déjà flairé le coup cet été, serait à nouveau à l’affût selon Sky Allemagne. Les Allemands, en quête de profondeur offensive, pourraient tenter une offensive dès janvier. Un rebond en Bundesliga ? L’idée fait son chemin. Et à Rennes, on regarde ça de très près : le club breton a négocié une clause de 10% sur une future revente. Un transfert pourrait donc faire rentrer quelques billets en Ille-et-Vilaine.

Mais plus encore que l’aspect financier, c’est la trajectoire du joueur qui interroge. De promesse étincelante à Lens à relégué de banc en Angleterre, le Titi parisien incarne ces talents tricolores partis trop tôt, mal encadrés ou mal aiguillés. Et pourtant, le potentiel est là. Comme si le joueur, dans un environnement propice, pouvait redevenir ce poison constant pour les défenses qu’il fut en Artois.

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