Le RC Lens décline une nouvelle invitation de la DTA, au risque de se mettre les arbitres à dos

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Pour la deuxième fois consécutive, le RC Lens a choisi de ne pas répondre favorablement à l’invitation de la Direction Technique de l’Arbitrage (DTA). Mardi 18 novembre, neuf clubs de Ligue 1 ont participé à une session de découverte et de simulation autour de la VAR, organisée à Paris. Les Sang et Or, eux, ont décliné.

Officiellement, un conflit de planning a empêché le club artésien de déléguer un représentant. Une justification déjà avancée précédemment, mais qui interroge. D’autant plus que l’initiative visait à créer du dialogue avec les clubs, dans une période où les tensions autour de l’arbitrage se sont multipliées en Ligue 1.
Alors que le PSG, l’OM, Lyon ou Rennes ont joué le jeu, tout comme Brest, Nice, Nantes, Toulouse et le Paris FC, l’absence du RC Lens ne passe pas inaperçue. Elle commence même à installer une réputation que le club aurait sans doute préféré éviter : celle du « mauvais élève », voire du « mauvais joueur ». Une posture qui pourrait finir par irriter les instances, et peser dans les rapports parfois tendus entre les clubs et les arbitres.

Car au-delà du symbole, ces réunions sont l’occasion de mieux comprendre les rouages d’un outil toujours controversé, et de favoriser les échanges à froid avec les officiels. Entre les ateliers de simulation, les mises en situation réelles encadrées par des arbitres de Ligue 1 comme Benoît Bastien ou Thomas Léonard, et les discussions sur le protocole VAR, cette journée était taillée pour renforcer les liens. Ignorer ces invitations, c’est aussi rater une opportunité de faire entendre sa voix et de défendre son point de vue dans un cadre constructif.

Lens n’est pas seul à bouder : Lille et Monaco ont également séché le rendez-vous. Mais dans le cas des Sang et Or, ce deuxième refus consécutif commence à faire tâche. Alors que la LFP tente de lisser les tensions en multipliant les efforts pédagogiques, ce type d’absence, qu’elle soit volontaire ou non, peut finir par peser dans les arbitrages, au propre comme au figuré.

À l’heure où les rapports entre clubs et corps arbitral nécessitent apaisement et transparence, le RC Lens prend le risque de se marginaliser. Et dans un championnat où les petits détails font parfois les grandes différences, ce type de posture pourrait, à terme, coûter plus qu’un simple carton.
Selon RMC, une nouvelle réunion se tiendra le 1er décembre entre représentants de l’arbitrage, des clubs, de la LFP et du syndicat Foot Unis. Le RC Lens y sera t-il ?

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