Franck Haise, déjà prêt à rebondir, stoppé net par l’État tunisien

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L’idée avait tout du pari ambitieux. À peine remercié par l’OGC Nice, Franck Haise semblait déjà prêt à rebondir… sur un banc international. La Fédération tunisienne de football voyait en l’ancien entraîneur du RC Lens l’homme idéal pour relancer les Aigles de Carthage, qualifiés pour la Coupe du monde 2026 mais encore groggy après leur sortie prématurée à la CAN.

Accord de principe trouvé, salaire validé, discussions bien avancées : le dossier Franck Haise cochait toutes les cases côté fédération. L’objectif était clair : injecter une expertise européenne dans une sélection en quête de crédibilité et de résultats à l’échelle mondiale. Mais c’était sans compter sur l’arbitre institutionnel.
Car en Tunisie, le dernier mot revient au ministère des Sports. Et celui-ci a tout simplement opposé un refus net. Motif invoqué : priorité aux compétences locales et contrôle strict des dépenses publiques. Traduction plus directe : pas question de confier la sélection nationale à un technicien étranger, aussi réputé soit-il.

Bras de fer ouvert entre la Fédération tunisienne de football et l’État. Pendant que la fédération plaide pour un regard neuf, le gouvernement campe sur une ligne nationaliste assumée. Entre-temps, les plans B ont fait long feu : Chaâbani, Kouki, Nafti… tous ont décliné ou posé des conditions jugées incompatibles.

Franck Haise, lui, regarde le feuilleton de loin car rien n’est encore définitivement acté. Mais une chose est sûre : contrairement à l’image d’un technicien désabusé prenant du recul après Nice, l’ancien coach du RC Lens donne surtout l’impression d’être pressé de replonger. Très pressé. Quitte à frapper à toutes les portes…

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