Florian Thauvin et les retours de trêve

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Hier, face à Strasbourg, pour la deuxième fois cette saison, Florian Thauvin est revenu d’un rassemblement en équipe de France avec, dans les valises, plus de fatigue que d’élan. Un constat qui commence à inquiéter en interne.

Déjà en octobre, son passage chez les Bleus avait laissé des traces. Une baisse de rythme, une implication en berne, un creux mental évident. Pierre Sage n’avait pas éludé le sujet à l’époque : « Il a certainement manqué de travail physique, perdu un peu de rythme. Et sans doute aussi vécu un petit creux mental, avec cette envie de confirmer en sélection qui n’a pas vraiment été assouvie. »
Rebelote après cette trêve de novembre. Trente minutes de jeu face à l’Azerbaïdjan, un long périple en avion, et une semaine d’entraînement aménagée. À la veille de la réception de Strasbourg, Pierre Sage avait prévenu : la reprise ne serait pas simple pour son numéro 10. Et sur la pelouse de Bollaert, cela s’est vérifié.

Thauvin n’a pas démérité. Son engagement a été total, ses courses nombreuses, son activité défensive louable. Présent dans toutes les actions dangereuses, il aurait pu être le héros du match. Il aurait surtout dû. Mais hier, le réalisme lui a fait cruellement défaut. Deux occasions nettes, deux échecs. Et beaucoup de déchets techniques et de ballons mal exploités pour un joueur d’ordinaire si précis.
Le meneur lensois semble pris en étau entre ses ambitions internationales et son rôle central dans le projet artésien. En voulant briller partout, Thauvin donne l’impression de s’éparpiller. Peut-il encore enchaîner sélections et prestations abouties en Ligue 1 ? Ou devra-t-il bientôt choisir ses priorités ?
Une chose est sûre : à Lens, on espère le voir vite retrouver le Thauvin des grands soirs. Celui qui avait éclaboussé de son talent le match à Monaco, pas celui qui court après son souffle et ses repères.

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