Facundo Medina vs RC Lens : 90 minutes de guerre froide entre vieux amis

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Ce samedi soir, Facundo Medina s’apprête à défier ceux qu’il n’a jamais vraiment quittés : le RC Lens. Pendant cinq saisons, le défenseur argentin a été bien plus qu’un joueur à Bollaert. Il a incarné une certaine idée du football, brut, rugueux, viscéral, avec un supplément d’âme qui l’a fait entrer dans le cœur des supporters comme dans celui de ses anciens entraîneurs.

Will Still ne cachait pas ce qu’il pensait du bonhomme : « À l’époque, je le détestais. Il me rendait fou. Maintenant que je suis à Lens, c’est le premier mec que je veux dans mon équipe. »
Tout est dit. Facundo Medina, c’est ce type de joueur qui dérange autant qu’il galvanise. Capable de semer le chaos dans une défense ou de rallumer une équipe à lui seul par son agressivité maîtrisée, il a laissé dans le vestiaire lensois bien plus qu’un casier vide. Il a laissé une empreinte.

Et ce soir, il portera l’armure marseillaise. Blessé trop souvent depuis son arrivée à l’OM, il revient à peine, mais déjà, Roberto De Zerbi, son nouveau coach, savoure : « Facundo fait de bonnes choses après de longs mois sans jouer. On verra comment le gérer dans les prochains matches. Il a le bon état d’esprit. Je suis très content qu’il soit dans mon équipe. »
Il y a chez ces deux tempéraments explosifs une forme de reconnaissance instinctive. Un respect mutuel forgé dans la même idée du jeu : frontal, exigeant, sans masque.

Alors oui, il y aura probablement des accolades, des regards, des sourires à l’échauffement. Mais dès que l’arbitre sifflera, le masque tombera. Medina redeviendra le chien de garde qu’on connaît, prêt à mordre si besoin. Et peu importe que ce soit Sotoca, Aguilar, Sarr, Saïd ou Thomasson, ses anciens potes en face : le cœur peut saigner, mais les crampons, eux, ne feront pas de sentiment.

Et quoi qu’il arrive, à Lens, on continuera de l’aimer.

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