Il y a des attaquants qui marquent des buts. Et il y a ceux qui, en plus, savent se rendre insupportables. Emanuel Emegha, l’attaquant de Strasbourg, adversaire du RC Lens samedi après-midi, coche les deux cases.
À force de multiplier les déclarations lunaires, les bourdes médiatiques et les coups d’éclat égocentrés, l’attaquant du RC Strasbourg s’est forgé l’un des profils les plus exaspérants de Ligue 1. Mais attention : derrière la façade agaçante, il reste un danger permanent, un redoutable finisseur… et le RC Lens, amputé de Jonathan Gradit ce samedi, ferait bien de ne pas l’oublier.
Emegha, c’est ce joueur qui peut tranquillement expliquer dans la presse néerlandaise qu’il ne savait pas où se trouvait Strasbourg avant de signer : « Je pensais que c’était en Allemagne, mais en fait c’est en France. »
Une déclaration qui aurait pu passer pour de l’humour… si elle n’était pas suivie d’un : « Je pense que tout le monde connaît Strasbourg maintenant. »
Le tout avec l’assurance d’un homme qui aurait posé l’Alsace sur la carte du monde avec ses crampons.
Dans le genre provoc’, Emegha se prend clairement pour Zlatan. Sauf que Zlatan avait un palmarès long comme un catalogue La Redoute. Emegha, lui, n’a pour l’instant qu’un ego taille XXL et une carrière encore très loin de justifier une telle assurance.
Sa dernière sortie après son doublé contre Lille ? « Les gens ont raconté de la merde pendant mon absence. Qu’ils en racontent encore plus et je reviendrai encore plus fort. » Intérrogé à l’issue de la rencontre sur le début de saison poussif de son club du fait qu’il était absent pour blessure, il avait déclaré : “Contre Monaco j’étais pas là. Contre le PSG, j’étais pas là. Contre Lille… C’est tout ce que j’ai à ajouter”. Bonjour l’état d’esprit !
Avec 6 buts en 8 matchs joués, l’attaquant strasbourgeois reste l’un des attaquants les plus difficiles à gérer du championnat. Face à lui, ce ne sera pas juste une bataille physique mais un combat psychologique. Le Néerlandais aime provoquer, bousculer, chambrer, et mettre la pression jusqu’à faire sortir l’adversaire de son match. Pour un défenseur encore fragile émotionnellement, comme pourrait l’être le jeune Ganiou, s’il est titularisé… c’est un terrain miné.
Au delà d’une victoire, il serait beau pour le RC Lens de faire taire ce joueur arrogant, prétentieux, imbuvable et méprisant, en l’empêchant d’inscrire à Bollaert son septième but de la saison. Chelsea l’attend, mais Lens pourrait rappeler au « Zlatan façon Temu » qu’il est encore en Ligue 1…
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