Christopher Wooh : exil doré ou suicide footballistique ?

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Dans un monde où la géopolitique interdit à peu près tout… sauf les transferts de footballeurs, Christopher Wooh s’apprête à faire ses valises pour la Russie, le pays qui est sous sanctions économiques, diplomatiques, sportives… mais manifestement pas footballistiques.

Le défenseur camerounais, ex-talent prometteur du RC Lens et pensionnaire en demi-teinte du Stade Rennais, devrait s’engager très prochainement avec le Spartak Moscou. Une décision pour le moins… déroutante.
Sous contrat jusqu’en 2026 avec Rennes, valorisé à hauteur de 6 millions d’euros, Wooh n’a jamais vraiment trouvé sa place en Bretagne (à peine 17 titularisations en Ligue 1 la saison dernière). Son fait d’armes récent ? Une expulsion grotesque à Lorient, suivie d’un passage à l’hôpital pour avoir frappé un mur. Symbole d’une frustration mal canalisée ou d’un mur… qu’il n’arrivait plus à franchir dans sa carrière ?

Alors que le championnat russe est devenu une sorte de no man’s land médiatique, l’ancien lensois s’apprête à disparaître des radars. Choix sportif douteux, coup de poker financier ou simple fuite en avant ? Mystère. Ce qui est sûr, c’est que la Russie ne fait plus rêver grand monde dans le monde du football. Sauf peut-être quelques agents bien inspirés, comme Sport Cover, son agence, qui gère également les intérêts de Florian Thauvin et Samson Baidoo, pour ne citer que les joueurs lensois actuels.
Et pendant que les clubs européens boycottent les compétitions avec les Russes, voilà qu’un club français fait affaire avec eux en toute décontraction. Le football a ses raisons que la morale ignore.

À 23 ans, Christopher Wooh, qui était promis à un brillant avenir quand il a quitté Lens, va donc prendre la tangente au risque de devenir totalement invisible. Un choix curieux, mais bon vent à lui.

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