En zone mixte, après la gifle infligée par le RC Lens à Louis-II (1-4), on aurait pu s’attendre à un peu d’autocritique du côté de Monaco. À la place, c’est un festival de déni qui a animé le micro de Thiago Scuro, directeur général de l’ASM.
Le dirigeant brésilien, visiblement plus prompt à dégainer contre l’arbitrage qu’à analyser la faillite collective de son équipe, a préféré s’abriter derrière les décisions du corps arbitral plutôt que d’affronter la réalité du terrain.
Selon lui, le tournant du match se situe à la 45e+1 minute, quand Folarin Balogun est expulsé pour une semelle aussi inutile que flagrante sur Mamadou Sangaré.
Une décision « inacceptable », estime Scuro, persuadé que « Balo touche d’abord le ballon » et que « le VAR aurait dû intervenir ». Pour lui, ce rouge aurait tout changé. À l’écouter, Monaco menait la danse, la possession, et presque le championnat.
Le problème, c’est que le tableau d’affichage et le déroulé du match racontent une autre histoire. Au moment où Balogun rentre au vestiaire plus tôt que prévu, Lens mène déjà 2-1 et écrase les débats, sans compter que la réduction du score monégasque avait été réalisée sur un penalty discutable. Dans le jeu, dans l’intensité, dans les idées. Même à onze contre onze, les Sang et Or faisaient tourner les têtes monégasques. Le rouge n’a pas changé le cours du match : il l’a confirmé.
Mais Scuro persiste. Ce n’est pas « un problème propre à Monaco », dit-il, c’est « le football français » tout entier qui souffrirait d’un arbitrage en crise. Chaque semaine, selon lui, « il y a toujours quelque chose, une décision qui devient le sujet principal au lieu de parler du jeu ». L’ironie, c’est que c’est précisément lui qui choisit de parler arbitrage plutôt que d’aborder les errements défensifs de son équipe, le vide collectif au milieu, ou encore l’énigmatique passivité d’un groupe censé viser le podium.
Alors oui, parler des arbitres, c’est toujours plus simple. Ça occupe, ça détourne, ça évite de pointer du doigt un recrutement déséquilibré, une équipe sans réaction, et un staff en panne de solutions. Mais ça n’efface pas le naufrage. Ni les quatre buts encaissés. Ni le fait que le tacle de Balogun, selon lui anodin, va certainement priver Sangaré de son rassemblement au Mali. Ni également le fait que Monaco, à la 12e journée, donne plus l’impression de lutter pour éviter la crise que pour s’inviter en Ligue des champions.
Nos derniers articles :
- RC Lens : Souviens toi d’octobre dernier
- Ligue 1 : le RC Lens en tête, mais le PSG rappelle ses ambitions
- FC Nantes – RC Lens : Quelle chaîne, groupes et compositions probables
- RC Lens : Hamzat Ojediran, la porte se referme déjà
- Ligue 1 : Lille fait le job, Marseille déraille, Lens peut en profiter
- Rémy Labeau-Lascary, nouvelle blessure et saison compliquée à Brest
- RC Lens Féminin : une victoire historique pour (re)lancer la saison ?
- Le RC Lens dégagé du poids de l’audit DNCG


