Toujours sous contrat avec le RC Lens, Angelo Fulgini continue pourtant de tracer sa route loin de l’Artois. Prêté cette saison à Al-Taawoun, le milieu offensif ne devrait pas repasser par La Gaillette cet été. En interne, des discussions sont en cours avec le club Al-Jazira à Abu Dhabi pour un transfert définitif.
Mais l’actualité d’Angelo Fulgini se joue surtout loin des négociations. À 29 ans, l’ancien international Espoirs a décidé de porter les couleurs de la Nouvelle-Calédonie. Un choix qui, à l’écouter, dépasse largement le cadre sportif.
Dans un entretien accordé à L’Équipe, Fulgini assume une trajectoire personnelle singulière. « Je suis allé en Nouvelle-Calédonie à 1 an, je n’ai aucun souvenir », confie-t-il d’abord, avant de préciser son parcours entre la Côte d’Ivoire, où il est né, et le nord de la France où il a grandi. Mais le lien est ailleurs, plus intime : « Ma mère est kanak. Deux de mes sœurs sont nées en Nouvelle-Calédonie. »
Longtemps, pourtant, l’idée de rejoindre la sélection est restée en suspens. Entre contraintes logistiques et priorités professionnelles, le timing n’a jamais vraiment collé. « J’étais concentré sur ma carrière en club… les matches ne correspondaient pas toujours aux dates FIFA, et la distance compliquait tout », explique-t-il.
Le tournant est récent. Recontacté en octobre par le sélectionneur Johann Sidaner, le milieu offensif a cette fois été sensible au projet sportif. « Il m’a expliqué qu’on était à deux victoires de la Coupe du monde. C’est excitant », glisse-t-il, séduit aussi par le rôle qu’on lui propose dans le dispositif.
Dès la nuit prochaine (4h00, diffusion sur beIN Sports 2), Fulgini sera titulaire face à la Jamaïque pour un barrage décisif vers le Mondial 2026. En cas de succès, les Kanaks affronteront le Congo pour une place historique.
Et si l’exploit se confirme, la Nouvelle-Calédonie se retrouverait dans le groupe K avec le Portugal, l’Ouzbékistan et la Colombie.
Une opportunité unique d’écrire une page d’histoire. Nous, on l’aimait bien Angelo, malgré sa dernière saison compliquée avec le RC Lens. La nuit prochaine, nous serons tous kanaks.
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