L’ancien lensois Jocelyn Blanchard dans la tourmente

Nommé directeur sportif de l’ESTAC en juillet dernier, l’ancien milieu de terrain et dirigeant du RC Lens Jocelyn Blanchard se retrouve dans l’œil du cyclone. Consécutivement aux révélations explosives du journaliste Romain Molina, le dirigeant nordiste est visé par une enquête interne pour des comportements présumés totalement déplacés envers plusieurs salariées du club aubois.

Un climat délétère et des accusations accablantes

Libre depuis la fin de son aventure à Dunkerque fin 2023, Jocelyn Blanchard pensait relancer sa carrière de dirigeant dans l’Aube cet été. Mais quelques mois seulement après sa prise de fonction, l’homme qui a défendu les couleurs Sang et Or sur le terrain (1999-2003) avant d’en piloter la politique sportive (2013-2017) est accusé d’avoir instauré un profond malaise au sein de son nouveau club. Selon les informations dévoilées par Romain Molina et confirmées par L’Est Éclair, plusieurs collaboratrices de l’ESTAC ont fait remonter des signalements particulièrement alarmants.
Il est reproché au directeur sportif une litanie d’attitudes inappropriées : remarques à caractère sexiste, sous-entendus constants et gestes déplacés envers la gent féminine. Des agissements, tant verbaux que physiques, qui auraient débuté sitôt son arrivée au club et qui auraient largement dépassé le cadre des bureaux, heurtant même certains témoins dans les loges du Stade de l’Aube les soirs de match.

Le City Football Group dépêche sa cellule de crise

Face à la gravité des faits dénoncés, la maison mère de l’ESTAC n’a pas tardé à sévir. Le puissant City Football Group (CFG) a immédiatement activé sa procédure de « safeguarding », un protocole strict dédié à la prévention et à la protection contre le harcèlement et toutes formes d’abus. Dès ce mercredi 30 septembre, Elisa Sicking-Bressler, cadre responsable de ce département, a été dépêchée expressément de Manchester pour mener l’enquête directement sur place.
L’affaire est désormais prise très au sérieux. La direction a d’ores et déjà auditionné les différentes parties, tandis que le Comité Social et Économique (CSE) a été saisi du dossier. Pour l’heure, les plaignantes se sont limitées à cette procédure de signalement interne, et aucune action en justice n’a été officiellement intentée contre l’ancien Artésien. Face à la tempête médiatique et institutionnelle qui s’abat sur la Champagne, ni l’ESTAC, ni Jocelyn Blanchard n’ont pour le moment souhaité formuler le moindre commentaire.

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