Le marché français, trop cher pour le RC Lens ?

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Suivi de près par Pierre Sage, le jeune milieu de Troyes Martin Adeline ne portera finalement pas le maillot lensois : selon plusieurs sources concordantes des deux côtés du Rhin, direction le SV Hambourg pour une opération estimée autour de 6 millions d’euros.

Le crève-cœur de la Coupe de France

Il faut dire que Lens le connaît bien. C’est justement face aux Sang et Or, en huitièmes de finale de Coupe de France en février dernier, qu’Adeline s’était illustré en inscrivant l’un des deux buts troyens lors d’une défaite 4-2 de l’Estac. Un aperçu grandeur nature de ce que le club artésien va désormais laisser filer à la concurrence.
Sur l’ensemble de l’exercice, le milieu offensif de 22 ans, passé par les centres de formation du PSG puis de Reims, a livré une saison pleine avec 11 buts et 13 passes décisives en 36 matches toutes compétitions confondues, largement de quoi justifier l’intérêt de plusieurs écuries, Lens en tête de la liste française.

Une tendance qui se confirme dans la stratégie recrutement

Ce dossier refermé n’est pas un cas isolé. Il s’inscrit dans une logique plus large qui commence à se dessiner nettement du côté de La Gaillette : entre l’arrivée de Michaël Cuisance et la piste toujours active menant à Roméo Amane en cas de départ de Mamadou Sangaré, la cellule de recrutement lensoise semble clairement privilégier les marchés étrangers, où les tarifs restent nettement plus raisonnables que ceux pratiqués sur le marché hexagonal.
Toutes les pistes activées ne pouvaient de toute façon pas aboutir, et celle d’Adeline en fait les frais.

Pourquoi pas de forcing lensois ?

On peut légitimement s’interroger : à ce tarif, largement dans les cordes du club, pourquoi Lens n’a-t-il pas poussé davantage pour s’attacher les services d’un profil aussi prometteur ?
La réponse tient sans doute à des paramètres invisibles de l’extérieur, que seuls Jean-Louis Leca et sa cellule de recrutement sont en mesure d’évaluer précisément : la volonté réelle du joueur, ses attentes salariales, sa capacité à s’intégrer dans le collectif de Dino Toppmöller, et l’aval final du coach allemand sur ce profil.
Autant d’éléments qui, mis bout à bout, ont peut-être suffi à faire pencher la balance du côté hambourgeois.

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