Il a débarqué au RC Lens dans l’anonymat le plus total, sans la moindre minute de Ligue 1 au compteur, comme un choix bis après l’échec Yéhvann Diouf, et pourtant… Robin Risser est en train d’écrire, match après match, un joli chapitre sous les couleurs sang et or.
À Monaco, dans une rencontre piège et à haute intensité, le jeune portier lensois a une nouvelle fois prouvé qu’il n’était pas juste un pari de Jean-Louis Leca, mais bien une trouvaille. Et quelle trouvaille.
Dès les premières minutes, il a donné le ton. Un face-à-face crucial avec Golovin dès la 3e minute ? Gagné. Une frappe de Balogun dans la foulée ? Encore lui. Tandis que Monaco tente d’abattre ses cartes, c’est Risser qui a mis la première pierre. Solide sur ses appuis, propre dans ses prises de balle, rassurant dans ses sorties, il a permis aux siens de ne pas sombrer quand Monaco existait encore.
Et comme si cela ne suffisait pas, il a enfilé le costume de héros en toute fin de rencontre. Alors que la messe était dite depuis longtemps (4-1), Ansu Fati a hérité d’un penalty offert par la VAR dans les arrêts de jeu. Un dernier frisson pour Monaco ? Non. Risser, impassible, a détourné la tentative avec autorité, d’une main ferme. Une parade célébrée comme un but par toute l’équipe. Parce que dans ce RC Lens version 2025-2026, chaque détail compte, chaque geste est un acte collectif.
Bien sûr, tout n’a pas été parfait. Une ou deux relances hasardeuses en fin de match ont failli ternir sa copie, preuve qu’un excès de décontraction peut coûter cher, même quand on mène largement. Mais cela n’efface en rien sa prestation globale, marquée par une lecture du jeu remarquable, notamment sur cette sortie décisive dans les pieds de Golovin, qui aurait pu totalement changer le scénario si elle avait tourné en faveur de l’ASM.
Malgré sa prestation de haut vol et une place de co-leader en poche, Risser garde les pieds sur terre. Pour lui, cette victoire est avant tout « celle d’un club, d’un collectif qui joue son jeu sans s’enflammer ». Une maturité impressionnante pour un gardien de 22 ans, qui commence à s’imposer comme un véritable pilier du vestiaire.
À Lens, on a vu passer des portiers charismatiques, des leaders vocaux ou des acrobates. Avec Risser, c’est un mélange discret mais diablement efficace, un gardien qui parle peu mais qui fait beaucoup. Et qui, surtout, dégage déjà ce quelque chose de rare : la sérénité.
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