Formé à la Gaillette, Charles Boli n’a jamais réussi à s’imposer durablement sous les ordres de Franck Haise. Malgré un potentiel reconnu et des prêts au Paris FC puis à Vicenza, l’histoire s’est arrêtée là pour le fils de Roger Boli.
Libéré de son contrat par le RC Lens, il a tenté de relancer sa carrière à Pau, où il est resté deux saisons, avant de s’envoler vers Chypre à l’Apol Limassol, puis vers un football plus exotique encore, en Azerbaïdjan, sous les couleurs d’Araz-Nakhchivan. C’est depuis cette terre chère à Hafiz Mammadov qu’il a évoqué, pour le média Capté, un ancien coéquipier qui, lui, a marqué les esprits du côté de Bollaert : Facundo Medina.
Pour Boli, il n’y a pas de doute : le défenseur argentin est bien plus qu’un simple joueur rugueux. « Fac, c’est la joie de vivre, la musique, son maté. Il dit des gros mots, il rigole avec tout le monde. C’est un mec en or, trop gentil », confie-t-il avec le sourire, avant de rappeler à quel point Medina s’est intégré rapidement au sein du vestiaire : « À Lens, il s’est très vite adapté à l’équipe, d’entrée, on aurait dit qu’il était là depuis plusieurs années. »
Mais au-delà de son capital sympathie, c’est aussi le joueur que Boli tient à saluer : « C’est un superbe joueur. On parle beaucoup de son agressivité, mais c’est aussi un très bon joueur balle au pied. »
Un hommage sincère, à la hauteur du souvenir laissé par Medina chez ceux qui ont partagé son quotidien, et une preuve que l’Argentin laisse une empreinte humaine aussi marquante que sa grinta sur la pelouse. A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous ne savons toujours pas si Fac sera du voyage samedi à Bollaert pour humer l’ambiance de Bollaert.
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