Angelo Fulgini, l’équation délicate du RC Lens

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Longtemps perçu comme un renfort technique à forte valeur ajoutée, Angelo Fulgini est aujourd’hui au cœur d’un paradoxe sportif et économique au RC Lens. Décrié pour son manque d’impact sur le terrain mais toujours sous contrat jusqu’en 2027 avec un salaire estimé à plus de 100 000 euros par mois, le milieu offensif incarne un dossier sensible pour la direction artésienne.

Tout avait pourtant bien commencé. Auteur d’une excellente préparation estivale, avec quatre buts inscrits, dont un doublé remarqué contre Leicester, Fulgini semblait prêt à s’imposer dans l’animation offensive du Racing. Mais une fois la saison lancée, le joueur de 28 ans est progressivement sorti des radars, avec seulement 1 but et 1 passe décisive en 25 apparitions (dont 11 titularisations). L’ancien joueur d’Angers et de Mayence vient de signer sa saison la plus terne depuis ses débuts en Ligue 1.

Déjà mis sur le banc par Franck Haise, Fulgini n’est pas non plus entré dans les plans de Will Still, qui a abandonné l’idée d’un meneur de jeu fixe. Le technicien belge lui a préfèré Zaroury dans la rotation offensive. Pierre Sage sera t-il de l’avis de ses prédécesseurs ?

Son manque de rendement, notamment dans les zones décisives, accentue la frustration chez les supporters, qui attendaient plus de régularité et d’influence de sa part. Du côté de la direction, la situation est claire : le club aimerait se séparer du joueur, autant pour des raisons sportives qu’économiques. Mais encore faut-il que Fulgini, sous contrat jusque juin 2027, accepte un départ. L’été dernier déjà, plusieurs offres ont été refusées, jugées en dessous de ses attentes, alors que le joueur continue de clamer son attachement à Lens : « Je me sens bien ici. Tout se passe très bien au club, l’équipe joue très bien, donc je ne me vois pas ailleurs », déclarait-il encore en mars dans un entretien à Eurosport.

Selon nos informations, aucune offre concrète ne serait encore parvenue dans les mains de la direction. À défaut d’un transfert satisfaisant, le club pourrait choisir de placer le joueur dans le loft. Une solution peu satisfaisante mais parfois inévitable lorsque les intérêts du joueur et du club divergent. À deux ans de la fin de son contrat, Fulgini semble aujourd’hui dans un entre-deux : trop cher pour des clubs à la recherche d’un pari offensif, mais trop peu influent pour justifier une place dans l’effectif lensois.
À moins d’un rebond inattendu cet été lors des matchs de préparation, le Racing pourrait bien devoir composer avec un joueur déclassé, mais coûteux, encore quelque temps. La cantine est bonne à la Gaillette …

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