Robin Risser numéro 3 de Didier Deschamps pour la coupe du monde ?

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Le poste de troisième gardien en équipe de France n’a jamais fait autant parler. Derrière l’intouchable Mike Maignan, la hiérarchie vacille, s’ajuste, se fissure. Et dans cette zone grise, un nom s’invite avec insistance : Robin Risser.

Samedi, à Bollaert, le portier lensois ne jouera pas seulement un match de Ligue 1 face à l’AS Monaco. Il passera un examen. En tribunes, Franck Raviot, entraîneur des gardiens des Bleus, viendra, selon l’Equipe, superviser sa prestation. Le timing n’a rien d’anodin.

Arrivé l’été dernier au RC Lens, le natif de Colmar empile les performances solides : 17 buts encaissés en 22 journées, neuf clean sheets, meilleur total de l’élite à égalité. À 21 ans, l’assurance impressionne. La régularité aussi.
Robin Risser n’a pas encore goûté aux A. Quatre sélections chez les Espoirs, aucun appel de Didier Deschamps. Mais le staff observe. Et observe de près.
La situation actuelle ouvre une brèche car Lucas Chevalier a perdu sa place au PSG. Seul Maignan conserve son statut indiscutable et vraisemblablement Brice Samba sa place de numéro 2. La porte du numéro 3 reste entrouverte.
Raviot ne se contentera pas d’un détour par le Pas-de-Calais. Avant Lens-Monaco, il aura fait escale à San Siro pour superviser AC Milan – Como, histoire d’évaluer Maignan et un autre prétendant crédible : Jean Butez. Le message est limpide : la réflexion est en cours.

Pourtant, l’emballement médiatique ne suffit pas. Deschamps l’a rappelé récemment : le poste de gardien exige du vécu, de la bouteille, une familiarité avec la pression internationale. Les tournois majeurs ne sont pas des laboratoires d’expérimentation.
Risser coche beaucoup de cases : constance, sang-froid, lecture du jeu, bon jeu au pied, maturité précoce. Mais son CV international reste mince. Or, à quelques mois d’une Coupe du monde, le sélectionneur privilégie historiquement la sécurité à l’audace.
La dynamique actuelle joue pourtant en faveur du Lensois. Les incertitudes chez ses concurrents renforcent sa candidature. Sa saison, elle, crédibilise son dossier.

Mais intégrer un groupe mondialiste ne relève pas d’une simple addition de clean sheets. C’est un équilibre entre forme du moment, expérience accumulée et confiance du sélectionneur.
Aujourd’hui, Robin Risser n’est plus un outsider exotique. Il est un nom sur la table. Reste à savoir si, au moment de trancher, le staff choisira la continuité rassurante… ou la montée en puissance d’un gardien qui, lui, ne tremble plus depuis longtemps. En attendant, samedi, face à Monaco, il n’aura pas droit à l’erreur. Espérons que la mauvaise pression ne prenne pas le dessus sur ce match très important pour le club.

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