L’histoire ne se répète jamais vraiment à l’identique, mais elle laisse parfois d’étranges échos. Lors de sa dernière campagne de Ligue des champions sous Franck Haise, le RC Lens avait abordé la compétition européenne dans un état alarmant : quatre défaites et un match nul en championnat, dont trois revers consécutifs, au point de pointer à la dernière place de Ligue 1 avant de s’envoler pour l’Andalousie. Sur la pelouse du Sánchez-Pizjuán, les Sang et Or avaient pourtant arraché un point inespéré grâce à une égalisation d’Angelo Fulgini, point de départ d’une série ahurissante de onze matchs sans défaite en championnat, ponctuée de sept victoires et quatre nuls.
Une situation qui rappelle furieusement ce scénario
Trois ans plus tard, sous la houlette de Dino Toppmöller, le début de saison est certes moins catastrophique sur le papier, mais tout aussi précaire dans les faits : une victoire pour deux défaites en trois journées de championnat. L’entraîneur allemand se retrouve ainsi dans une position étonnamment comparable à celle de son prédécesseur au même stade de la saison 2023, avec un groupe qui reste sur deux revers consécutifs et qui espère se relancer jeudi soir sur la pelouse du Slavia Prague, pour ses grands débuts dans cette nouvelle campagne européenne.
Un contexte pourtant très différent
Difficile, toutefois, d’imaginer un enchaînement aussi spectaculaire que celui vécu à l’automne 2023. Le contexte a radicalement changé depuis, tout comme la physionomie de l’effectif. À l’époque, Lens sortait d’un été douloureux marqué par les départs de Seko Fofana et Loïs Openda, sans avoir encore trouvé le successeur idéal pour la pointe de l’attaque, avant de finalement enchaîner les prestations référence à domicile, où le club n’avait plus connu la défaite depuis 1998.
De cette génération qui avait su transformer un début de saison catastrophique en épopée européenne, seuls trois éléments demeurent aujourd’hui dans l’effectif lensois : Ruben Aguilar, Jonathan Gradit et Florian Sotoca. Un triptyque d’expérience toujours présent pour transmettre l’exigence et l’état d’esprit qui avaient permis, il y a trois ans, de renverser une dynamique pourtant très mal engagée.
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