Un ancien de la maison qui joue de mauvais tours au RC Lens

Antoine Sibierski connaît la maison lensoise mieux que quiconque : joueur du Racing pendant trois saisons pleines au début des années 2000, jusqu’à cette qualification en Ligue des champions synonyme d’un titre manqué à deux points seulement, puis directeur sportif du club en 2012-2013. Nommé cet été à la tête du projet sportif d’Anderlecht après avoir fait des miracles à Troyes, promu en Ligue 1 sous sa houlette, personne n’imaginait pourtant qu’il se mettrait aussi vite à marcher sur les plates-bandes de son ancien club.

Premier accroc : le dossier Biancone

La première alerte est venue de Giulian Biancone. Le défenseur polyvalent de l’Olympiakos, un temps annoncé comme une piste sérieuse en Artois, a finalement posé ses valises à Bruxelles. Selon la presse grecque, les discussions entre Lens et le club athénien n’ont jamais abouti sur le plan financier, tandis qu’Anderlecht, lui, a trouvé un terrain d’entente sans grande difficulté. À noter tout de même une nuance de taille : d’après les confidences du joueur lui-même dans la presse belge, ce transfert doit surtout beaucoup à sa relation personnelle avec Jérémy Taravel, ancien coéquipier au Cercle Bruges, plutôt qu’à un démarchage direct de Sibierski. Reste que l’issue est la même pour Lens, contraint de se rabattre sur une autre option pour ce poste, avec la signature de Maik Nawrocki en provenance du Celtic Glasgow.

Deuxième coup dur : Romeo Amane s’envole aussi vers la Belgique

Le scénario s’est répété quelques semaines plus tard sur un tout autre dossier. Romeo Amane, milieu du Rapid Vienne un temps évoqué pour succéder à Mamadou Sangaré, avait pourtant fait l’objet de contacts confirmés par le directeur sportif autrichien Markus Katzer, qui réclamait environ 10 millions d’euros pour son joueur. Un montant jugé incompatible avec la politique financière lensoise. Anderlecht, en revanche, n’a visiblement pas eu ces états d’âme : le milieu s’est engagé jusqu’en 2030, avec une année supplémentaire en option, pour un montant qui n’aurait finalement pas dépassé les 6,5 millions d’euros.

Une méthode qui semble déjà porter ses fruits

Ce n’est peut-être pas totalement un hasard si les deux dossiers ont fini de la même manière. Sibierski s’est forgé une réputation de dirigeant particulièrement méticuleux à Bruxelles, réputé pour son exigence et sa capacité à préparer chaque dossier dans les moindres détails, quitte à parfois prendre plus de temps que ses concurrents pour aboutir. Une philosophie qui semble en tout cas fonctionner à plein régime face à Jean-Louis Leca cet été.

Un feuilleton encore à écrire

Reste désormais à savoir si Biancone et Amane confirmeront leurs potentiels en Jupiler Pro League et laisseront de véritables regrets à la cellule de recrutement lensoise, devancée à deux reprises dans le même été par un ancien des siens.

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