RC Lens – PSG : Le board lensois dénonce une Ligue 1 à deux vitesses

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Jusqu’ici, seul Pierre Sage était monté au créneau. Refus ferme, discours posé, mais isolé. Désormais, le RC Lens dans son ensemble passe à l’offensive face à ce qui ressemble de plus en plus à une tentative de passage en force du PSG pour reporter le choc du 11 avril.

Car le sujet dépasse largement une simple question de calendrier. À Bollaert, on voit surtout se dessiner un rapport de force déséquilibré, où les intérêts des plus puissants finissent par dicter la règle.
Dans un communiqué au ton inhabituellement très ferme, le RC Lens rappelle d’abord une évidence : la date du match a été fixée, validée, acceptée. Autrement dit, un cadre clair auquel chacun était censé se conformer. Mais face à la pression grandissante autour d’un éventuel report, Lens estime ne plus pouvoir rester silencieux.
Derrière les mots choisis, le message est limpide. Le Racing refuse d’entrer dans une logique où « le dixième budget du championnat » devrait s’adapter aux exigences des locomotives européennes. « Il serait donc entendu que le dixième budget du championnat devrait s’adapter aux exigences des plus puissants, au nom d’intérêts qui, manifestement, dépasseraient désormais le cadre domestique, lequel a déjà été allégé ces dernières saisons (L1 à 18 clubs, arrêt de la Coupe de la Ligue) » peut-on lire dans le communiqué du club. Une manière à peine voilée de pointer le PSG… et une Ligue prête à plier.

Car c’est bien là que le bât blesse. Depuis plusieurs saisons, le championnat a déjà été allégé pour répondre aux contraintes du calendrier : réduction à 18 clubs, disparition de la Coupe de la Ligue… Et malgré cela, certains continuent de réclamer des aménagements.
Pour Lens, la ligne rouge est proche d’être franchie. Le club défend une position simple : préserver l’équité et garantir un cadre identique pour tous. Pas question de voir un concurrent direct bénéficier d’un calendrier sur mesure en pleine course au titre.
Le ton est donné. Cette fois, le débat ne se limite plus à une déclaration d’entraîneur. Il est devenu institutionnel, presque politique.
Et une chose est sûre, avant même le coup d’envoi, ce Lens-PSG a déjà pris une dimension bien plus large que le terrain.



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