À peine le temps de célébrer leur victoire en Supercoupe d’Europe face à Aston Villa que les Parisiens remettent déjà le couvert avec une polémique stérile. Ce dimanche soir, pour le Trophée des Champions, le RC Lens accueille le PSG dans un Stade Bollaert-Delelis chauffé à blanc. Une affiche royale, entachée par le boycott annoncé du Collectif Ultras Paris (CUP), mécontent de son quota de 1 825 places et réclamant avec des cris d’orfraie un « terrain neutre ».
La mémoire sélective du camp parisien
Qu’on se le dise franchement : cette colère n’a aucun sens. Si le CUP pointe du doigt un manque d’équité, il oublie un détail particulièrement croustillant. En janvier 2024, le même Trophée des Champions s’était disputé… au Parc des Princes, offrant un avantage certain au PSG face à Toulouse. À l’époque, personne dans la capitale ne s’était ému de cette anomalie sportive.
Pour cette édition 2026, la pièce est simplement tombée du bon côté. C’est un tirage au sort officiel, effectué en juin par le conseil d’administration de la LFP, qui a désigné l’antre des lensois pour abriter ce choc. Bollaert s’apprête donc à faire le plein pour la 87e fois d’affilée en match officiel, dans une ambiance de feu qui s’annonce autrement plus volcanique que lors du dernier amical contre Sunderland.
Une tension politique mais du respect sur le pré
En coulisses, la fraîcheur des relations entre Joseph Oughourlian et Nasser Al-Khelaïfi n’est un secret pour personne. Le souvenir du report de match accordé au PSG au printemps dernier pour préserver sa campagne européenne est encore bien présent dans les mémoires artésiennes.
Sur le terrain en revanche, le groupe entraîné par Dino Toppmöller aborde ce rendez-up avec autant de pragmatisme que d’ambition. Le vestiaire sait à quel monstre il s’attaque et le capitaine Florian Thauvin a d’ailleurs tenu à cadrer hier en conférence de presse les débats avec beaucoup de classe :
« Ils viennent de gagner deux fois la Ligue des champions, c’est la meilleure équipe d’Europe actuellement, il n’y a plus trop de débats. Félicitations à eux. On sait qu’ils sont favoris, mais on fera du Lens, on donnera le maximum. »
Même si la tâche s’annonce compliquée, le RC Lens version 2026-2027 a les armes pour bousculer la hiérarchie. La réponse aux jérémiades parisiennes se donnera sur la pelouse, dans la ferveur habituelle de Bollaert.
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