Des débuts poussifs, des doutes naissants et des réglages à trouver d’urgence. Pour ses premiers pas sous le maillot du RC Lens, Maik Nawrocki n’a pas franchement réussi à rassurer la galerie pendant la préparation estivale. Entre duels manqués et repères approximatifs, le colosse polonais cherche encore son rythme, mais tirer des conclusions hâtives serait une grave erreur.
Un manque d’automatismes criant en préparation
Aligné notamment lors de la Como Cup face à Famalicão dans l’axe de la défense à trois, le géant de 1m91 a étalé ses difficultés du moment. Coupable d’un tir au but manqué lors de la séance fatidique, c’est surtout son manque de tranchant dans le jeu qui a sauté aux yeux. Déplacements en retard, alignement hésitant et entente encore très neutre avec ses partenaires de charnière : la recrue phare du mercato en défense n’a clairement pas marqué de points auprès de Dino Toppmöller.
Rien de bien illogique pour autant. Débarquer dans la rigueur tactique du championnat de France demande un temps d’assimilation physique et intellectuel que certains joueurs mettent plus de temps à digérer. Sans repères collectifs solides, le Polonais paie cash chaque temps de retard.
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Le précédent Samson Baidoo pour rassurer Bollaert
Avant de crier au transfert raté, les supporters lensois feront bien de repasser la cassette de la saison dernière. Arrivé à La Gaillette durant l’été 2025 avec de grosses attentes, Samson Baidoo avait lui aussi vécu une préparation estivale particulièrement chaotique. Souvent pris de vitesse dans les matchs amicaux et chahuté par la critique, le défenseur autrichien avait suscité un scepticisme généralisé avant de réaliser une saison monstrueuse et d’exploser au plus haut niveau une fois la compétition officielle lancée.
Ce précédent récent prouve qu’un mois d’août poussif ne condamne jamais une trajectoire en Artois. La vérité des matchs de réglage n’est heureusement pas celle des joutes de Ligue 1 et de Coupe d’Europe.
Laisser du temps au temps
Il ne faut pas oublier ce que Nawrocki a dans le coffre. Formé au Werder Brême et révélation du Legia Varsovie, le stoppeur possède un gabarit imposant et une qualité de relance brossée qui colleront parfaitement au système de Toppmöller une fois les automatismes créés.
Comme d’autres anciens lensois arrivés par la petite porte avant de devenir des piliers indiscutables, Maik Nawrocki a simplement besoin de temps pour apprivoiser l’intensité du football français. La préparation sert précisément à commettre ces erreurs de jeunesse ; la suite ne dépend plus que de sa capacité à répondre présent dès que les vrais points seront mis en jeu.
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