RC Lens : Pierre Sage prend sa part de responsabilité sur le seul réel faux pas de la saison

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Dans une saison globalement maîtrisée, il reste une tache. Une seule véritable sortie de route. Celle d’octobre, à Metz, lorsque le RC Lens s’était incliné 2-0 face à la lanterne rouge du championnat. Un match longtemps resté comme une anomalie dans le parcours lensois.

Invité de l’After sur RMC, Pierre Sage est revenu sur cet épisode sans détour. Et loin de chercher des excuses, l’entraîneur artésien a pris sa part de responsabilité.
« La victoire de Metz était complètement logique », a-t-il reconnu. « On a subi énormément d’occasions… et malgré tout, dans ce match-là, il n’y a jamais eu l’espoir de l’emporter. » Une analyse lucide d’une rencontre où Lens avait semblé désorienté, incapable d’imposer son rythme.
À l’époque, le contexte n’était pas neutre. Trois succès consécutifs, une dynamique positive, et une décision forte : sanctionner Malang Sarr pour un retard à l’entraînement. Son absence avait entraîné quelques ajustements, sans toutefois suffire à expliquer la prestation.
Avec le recul, Pierre Sage identifie surtout un choix personnel déterminant. « À la mi-temps, je sors deux joueurs, donc je fais preuve d’impatience. » À 0-0, le Racing était encore dans le match. « Ça allait peut-être prendre un peu plus de temps à se dessiner… » Mais l’entraîneur admet avoir voulu accélérer le scénario.

« Je pense que j’ai été victime du fait qu’on enchaînait bien et qu’on gagnait beaucoup. Je suis devenu impatient à gagner les matchs. » Une posture qu’il juge aujourd’hui contraire à l’identité qu’il souhaite insuffler. « Ce qui ne correspond pas du tout à l’équipe qu’on doit être et à l’humilité qu’on doit afficher. »
La défaite, scellée en fin de rencontre sur une transition rapide, était logique. « On s’est livrés, on a pris une attaque rapide… ce qui justifie complètement cette défaite. » Mais plus que le résultat, c’est le signal envoyé qui l’a marqué. « Les joueurs ont été moins bons que les adversaires, mais je ne les ai pas aidés non plus. »

Rarement un entraîneur assume avec autant de franchise sa part d’erreur. Cet épisode, resté comme un « caillou dans la chaussure », a servi de rappel : la maîtrise passe aussi par la patience. Depuis, le RC Lens n’a plus reproduit ce type d’égarement. Et cette défaite isolée ressemble aujourd’hui davantage à une leçon fondatrice qu’à une véritable faille dans la saison Sang et Or.

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