Le RC Lens s’apprête à disputer l’un des matchs les plus importants de son histoire moderne. Face à un OGC Nice en plein doute, les Sang et Or aborderont la finale de la Coupe de France avec l’étiquette de grands favoris. Une position qui pourrait tétaniser les plus fragiles, mais pas Pierre Sage. Au micro de la radio Ici Nord, l’entraîneur artésien a affiché une sérénité totale, tout en rappelant l’importance historique de ce rendez-vous.
Une impatience maîtrisée dans le vestiaire
À quelques heures de fouler la pelouse du Stade de France, le technicien lensois ne cache pas l’excitation qui grandit au sein de son groupe, tout en veillant à garder la tête froide :
« On est déjà dans l’impatience depuis un moment, mais là on est vraiment dans la dernière ligne droite avant de disputer cette finale. Donc oui, beaucoup d’impatience et beaucoup de concentration, mais on est détendu malgré tout. On ne laisse pas cette impatience finalement prendre le dessus. En plus on crée les conditions pour qu’ils aient des sourires, qu’ils soient impliqués dans ce qu’ils font, qu’ils soient ensemble. On essaye de déjouer tous les mauvais processus, je dirais, et du coup les joueurs sont vraiment dans un bon état d’esprit. Je pense que comme les enfants, ils comptent le nombre de dodo malgré tout, mais voilà, c’est pour la plupart d’entre eux une première. »
Pour gérer l’événement, Pierre Sage s’appuie sur la solide expérience emmagasinée par son équipe tout au long d’une saison remarquable, conclue à la place de dauphin en Ligue 1 : « On en a eu quelques-uns cette saison et il y en a un nouveau qui arrive, donc fort de nos expériences passées, on doit être capable de bien appréhender cette situation. »
Un cadeau pour les 120 ans du club
Plus qu’un simple match, cette finale représente une occasion unique de combler un manque historique. Jamais le RC Lens n’a soulevé la Coupe de France. Une anomalie que la génération actuelle veut réparer, pour offrir le plus beau des hommages aux supporters et aux anciens :
« Gagner la Coupe de France ferait que le statut du club va évoluer, étant donné qu’aujourd’hui il y a une ligne qui est vierge et qu’on doit remplir, et comme vous avez fait l’état sur les coupes manquantes sur l’armoire à trophées, il y a un devoir pour nous d’apporter ce beau cadeau d’anniversaire, car cette année c’est les 120 ans du club et ce serait un bel hommage à tous les gens qui ont oeuvré depuis la création jusqu’aux différentes périodes et aux différentes années (…) Nous on a la chance de la disputer, on est la génération qui, nous l’espérons, la gagnera, mais avant d’être cette génération-là, ce sera le club dans son intégralité, avec toute son histoire, qui va remporter cette première Coupe de France, si c’est le cas. »
Pour y parvenir, le staff lensois a choisi de se couper du bruit médiatique pour se focaliser sur le terrain, promettant « un plan de jeu qui soit suffisamment puissant pour déjouer tous les plans de l’OGC Nice ».
« On ne veut pas être les Poulidor de tout »
Malgré le statut de favori qui colle à la peau des Artésiens, Pierre Sage refuse de ressentir une pression négative. « Il y a la pression de gagner, mais ça on l’a chaque week-end et pour chaque match », balaie-t-il, rappelant qu’à l’amorce du coup d’envoi, « il y a 0-0 et tout le monde a ses chances ».
Cette compétition possède d’ailleurs une résonance très intime pour l’entraîneur, qui y voit son unique point commun avec ses stars :
« La coupe de France, c’est le seul lien sportif que je peux avoir avec les joueurs que j’entraîne à ce niveau, parce que je suis un petit joueur amateur, j’étais un petit gardien de but de niveau régional, mais j’ai disputé la Coupe de France, j’ai disputé les premiers tours et c’est la seule compétition que j’aurai en commun avec les joueurs, donc c’est vrai que ça a créé un drôle de trait d’union entre eux et moi. »
Déjà présent à ce stade de la compétition par le passé, le coach lensois ne veut pas revivre les mêmes déceptions. Interrogé sur la possibilité de clore cette magnifique saison sans soulever de trophée, sa réponse fuse, teintée d’une immense détermination :
« Non, c’est inimaginable. Et encore une fois, je vais reprendre une expression que j’ai dite déjà sur un plateau, « on ne veut pas être les poulidor de tout, de la Ligue 1 et donc de la Coupe de France. » »
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