Ganiou, Fofana, Bermont, Sylla : les quatre bombes à retardement de La Gaillette selon Édouard

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C’est l’une des plus belles saisons de l’histoire récente du RC Lens. Les Sang et Or ont décroché leur billet pour la prochaine Ligue des Champions, une compétition que le club artésien disputera pour la quatrième fois seulement de son histoire. Dans ce contexte rayonnant, Odsonne Édouard, l’attaquant de 28 ans a terminé meilleur buteur du club à l’issue de cet exercice, avec douze réalisations au compteur, à égalité avec Wesley Saïd.
Une renaissance spectaculaire pour celui qui avait débarqué à Bollaert l’été dernier depuis Crystal Palace, après un passage difficile en Premier League. Rapidement devenu titulaire indiscutable sous les ordres de Pierre Sage, il a retrouvé à Lens sa puissance, sa confiance et son sens du but, rappelant sa grande époque au Celtic Glasgow, même si sa baisse de régime lors des derniers matchs pose questions.

Prolongé jusqu’en 2028, il ne pense pas à partir

Sauf coup de théâtre, Odsonne Édouard sera bien Lensois la saison prochaine. Son contrat avec le RC Lens court jusqu’au 30 juin 2028, et le joueur ne manifeste aucune intention de filer ailleurs. Il faut dire que la perspective de disputer la Ligue des Champions avec ce groupe a tout pour le convaincre de rester en Artois. L’attaquant a d’ailleurs été interrogé par Onze Mondial, et ses propos ne concernaient pas uniquement son propre avenir. Il a saisi l’occasion pour rendre hommage aux jeunes pousses avec lesquelles il a partagé le vestiaire cette saison.

Ganiou, Sylla, Bermont, Fofana : l’éloge en quatre actes

Sur Ismaëlo Ganiou, Édouard ne tarit pas d’éloges. Il décrit un jeune travailleur acharné, et lui souhaite une trajectoire comparable à celle de Raphaël Varane, soit ni plus ni moins qu’une carrière au sommet absolu du football européen. Ganiou a d’ailleurs été convoqué cette saison en équipe de France Espoirs, une reconnaissance qui confirme que le regard de l’attaquant lensois sur son cadet n’est pas infondé.
Concernant Fodé Sylla, moins utilisé sur cet exercice, il choisit de mettre en avant l’exemplarité du gamin plutôt que ses faibles statistiques. Sa conviction ? Que la persévérance finit toujours par payer. Un message autant destiné au joueur qu’aux supporters qui n’auraient pas encore retenu son nom.
Anthony Bermont, lui, est qualifié de « talent maison » par excellence. Polyvalent, à l’aise entre les lignes comme dans un rôle plus bas, le milieu offensif est présenté comme un futur acteur important dans l’entrejeu lensois. Édouard est convaincu qu’il aura son mot à dire à court terme.
Mais c’est sur Rayan Fofana que l’ancien Parisien se montre le plus dithyrambique. Il le décrit comme dynamique, instinctif, redoutable. « Un talent brut qui va faire mal durant sa carrière », a-il glissé. Des mots qui résonnent d’autant plus fort quand on observe le chemin parcouru par ce gamin arrivé à La Gaillette à 13 ans depuis Paris. Cette saison, il a inscrit six buts en 21 apparitions, pour l’essentiel en sortant du banc. Sa première convocation avec l’équipe de France Espoirs est venue couronner une ascension aussi discrète qu’efficace. Et visiblement, les grands clubs européens ont déjà les yeux rivés sur lui : Chelsea aurait dépêché un scout pour le superviser, et l’intérêt ne se limiterait pas à l’Angleterre.

La Gaillette, un actif stratégique

Ce que ces déclarations révèlent au fond, c’est que la formation lensoise est en train de porter ses fruits avec une ampleur rarement vue. Le RC Lens ne se contente plus de former des joueurs pour les autres : il les garde, les fait grandir au contact d’un groupe compétitif, et pourrait bientôt en tirer une valeur sportive et économique considérable. La qualification en Ligue des Champions va d’ailleurs avoir des répercussions directes sur le prochain mercato estival, avec des convoitises déjà nombreuses sur plusieurs cadres du groupe.

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