Le 22 mai prochain, la finale de la Coupe de France entre Lens et Nice ne sera pas seulement une affaire de trophée. Ce sera le théâtre de retrouvailles explosives. Si Jonathan Clauss, Salis Abdul Samed ou encore Juma Bah croiseront leur ancienne famille, tous les regards sont déjà braqués sur un homme : Elye Wahi. L’attaquant, méconnaissable et revanchard, semble avoir coché la date en rouge sur son calendrier.
De l’ombre lensoise et marseillaise à la lumière niçoise
Il semble loin, l’attaquant nonchalant qui errait comme une ombre à Lens, Marseille ou Francfort. Prêté à Nice, Wahi a retrouvé ses jambes de feu époque Montpellier et, surtout, un caractère qui lui faisait cruellement défaut en Artois. Hier, lors du choc face à l’OM (1-1), il a envoyé un signal fort : une Panenka pleine de sang-froid sur le penalty de l’égalisation et un chambrage en règle face au « roi de la provoc », Facundo Medina. Le message est clair : Wahi ne baisse plus les yeux.
Un danger mortel pour Malang Sarr ?
Ce qui inquiète les observateurs lensois, c’est la métamorphose physique et tactique du joueur. Fini l’attaquant « essuie-glace » qui boudait les tâches défensives sous Franck Haise. Aujourd’hui, Elye Wahi n’hésite plus à redescendre pour aider son bloc avant de foudroyer l’adversaire en transition. Une vitesse de pointe retrouvée qui promet un calvaire à Malang Sarr. Le défenseur lensois, qui le retrouvera souvent sur son côté, devra sortir le turbo pour contenir un joueur qui semble avoir fait de la revanche son principal moteur.
L’heure de rendre la monnaie de sa pièce
Elye Wahi n’a pas oublié les sifflets de Bollaert ni les critiques acerbes sur son passage au Racing. Le gamin de Montpellier est devenu un homme à Nice, et il compte bien prouver au peuple Sang et Or qu’il est l’attaquant de classe qu’ils n’ont jamais réussi à apprivoiser. Pour Lens, le danger est immense : rien n’est plus redoutable qu’un talent pur porté par un esprit de revanche.
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