Si le RC Lens est reparti de la Sarthe avec un point, c’est en grande partie grâce aux ajustements de Dino Toppmöller à la pause. En faisant entrer Mezian Mesloub, Franjo Ivanovic et Amadou Haïdara à la place de Michal Skoras, Michaël Cuisance et Odsonne Édouard, l’entraîneur allemand a complètement transformé le visage de son équipe. Rien à voir entre une seconde période conquérante et une première mi-temps apathique, brouillonne et dénuée de la moindre intensité.
Une satisfaction en demi-teinte pour Toppmöller
Malgré ce nul arraché in extremis, le technicien lensois n’a pas caché sa frustration au coup de sifflet final : « je ne suis pas satisfait. On était venu au Mans pour gagner, on n’a pas réussi. C’est notre faute car on a raté la première période. On n’a pas joué avec l’intensité voulue. » Il reconnaît toutefois l’effet immédiat de ses changements, sans vouloir s’en attribuer tout le mérite : « en seconde période, je ne sais pas si ce sont les changements que j’ai opérés mais on a mis l’intensité et montré un autre visage. » Un sursaut qui reste selon lui insuffisant sur la durée d’un match complet : « pour gagner, il faut bien jouer pendant les deux mi-temps et non qu’une seule. »
Une défense qui ne cesse de se réinventer
Au-delà du seul contenu du match, Toppmöller doit composer avec une problématique qui devient chronique : sa ligne défensive change de visage presque à chaque rencontre. Entre suspensions, blessures et manque de forme, rien ne lui permet de stabiliser un secteur déjà fragilisé par les départs de l’été. Dans la Sarthe, il a dû se passer à la fois d’Ismaëlo Ganiou, blessé, et de Souleymane Sagnan, suspendu. Conséquence directe : Jonathan Gradit, resté éloigné des terrains pendant dix mois sans la moindre minute de jeu dans les jambes, s’est retrouvé titularisé d’entrée.
Un discours qui refuse pourtant l’excuse facile
L’entraîneur allemand se garde bien, cependant, de se réfugier derrière ces circonstances pour justifier les largesses concédées : « pourquoi on joue ainsi ? C’est dû à plusieurs choses, mais je ne veux pas trop parler de cela car cela pourrait être pris ou considéré comme une excuse. On a changé deux fois de défenseurs centraux avec Ismaëlo Ganiou pas là, Matthieu Udol qui a joué axial gauche et non piston. Jonathan Gradit a joué son premier match depuis un an. »
Un point loin d’effacer les doutes
Entre une entame ratée, des ajustements payants et une défense en perpétuelle reconstruction, Lens avance tant bien que mal. Ce point pris au Mans ne dissipe pas les inquiétudes qui entourent ce début de saison, mais il confirme au moins une chose : le coaching, lui, a répondu présent.
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