On n’en est pas encore là, mais le constat commence à faire consensus chez plusieurs observateurs, dont Walid Acherchour : le RC Lens semble plus à l’aise avec quatre défenseurs plutôt que trois.
« Soit tu passes en 4-2-3-1 avec un numéro 10, avec un Thauvin qui se recentre et avec un Mesloub qui démarre. Soit tu passes avec un milieu à trois […] pour essayer d’avoir plus de contrôle sur la rencontre. » avait notamment déclaré le consultant dans l’After dimanche soir.
Une identité de jeu bousculée par les circonstances
À son arrivée cet été, Dino Toppmöller avait pourtant affiché sa volonté de s’inscrire dans la continuité de ses prédécesseurs, Pierre Sage, Will Still et surtout Franck Haise, artisan de ce qui était devenu la signature tactique du club ces dernières années : la défense à trois. L’effectif avait été recruté en fonction de ce schéma, et toute la préparation estivale avait été bâtie autour de cette organisation. Mais la succession de tuiles, entre blessures, suspensions et manques d’automatismes, ainsi que les événements des deux derniers matchs ont contraint l’entraîneur allemand à revoir sa copie, basculant vers une défense à quatre accompagnée d’une animation offensive différente. Un changement qui s’est révélé payant, de manière flagrante face au Slavia Prague, même si les Tchèques évoluaient alors en infériorité numérique.
Mesloub, le grand bénéficiaire de ce système
Ce qui frappe le plus dans cette configuration en 4-2-3-1, c’est surtout la liberté qu’elle offre à Mezian Mesloub. Le jeune attaquant y trouve un espace idéal pour exprimer tout son registre : provoquer son vis-à-vis, l’éliminer, porter le ballon vers l’avant et distiller des passes tranchantes, à l’image de celle délivrée pour le but de Florian Thauvin.
Toppmöller a hésité à franchir le pas dès le coup d’envoi
L’idée d’aligner ce système dès l’entame a d’ailleurs traversé l’esprit du coach lensois, qui avait envisagé de titulariser Mesloub au Mans (2-2). Il a finalement préféré temporiser, comme il l’a expliqué : « on avait en tête de le faire démarrer. Mais je préférais qu’il rentre à la fin du match pour faire des belles choses, parce qu’on sait qu’il ne va pas tenir tout un match. Et on savait que c’était la même chose avec Jonathan Gradit, et Odsonne Édouard. » Une prudence dictée par la gestion des changements : ajouter une rotation supplémentaire dès le coup d’envoi aurait limité sa marge de manœuvre pour le reste de la rencontre.
Un schéma qui pourrait s’imposer sur la durée
Pour l’instant, le staff lensois n’a pas encore franchi le cap d’une titularisation dans ce système, mais la conviction grandit en interne que ce 4-2-3-1 permet à l’équipe de terminer les matchs avec davantage de solidité et de tranchant. Si cette tendance venait à se confirmer dans les prochaines semaines, il n’est pas exclu que Dino Toppmöller finisse par abandonner définitivement la défense à trois, pourtant érigée en marque de fabrique du club ces dernières saisons.
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