Depuis le 5 janvier 2025, Jhoanner Chavez s’est littéralement évaporé des terrains de football. Prêté l’hiver dernier à l’AC Sparta Prague dans l’espoir de retrouver du rythme, l’Équatorien de 24 ans n’a jamais enfilé la tunique tchèque, invariablement plombé par une indisponibilité dont personne ne parvient réellement à mesurer l’ampleur.
De retour en Artois cet été, le latéral gauche brille toujours par son absence. Une situation qui vire au casse-tête et qui commence à susciter une profonde inquiétude au sein de la direction artésienne, d’autant que le joueur est lié au Racing jusqu’en juin 2028.
Une omerta médicale qui interroge
Le plus dérangeant dans cet épineux dossier reste le silence de plomb qui l’entoure. Au centre d’entraînement du RC Lens, une véritable omerta règne concernant l’évolution de l’état physique du Sud-Américain. Aucune communication transparente ne filtre, et aucune estimation n’est avancée quant à sa capacité à réintégrer un jour le groupe professionnel. Ce flou artistique agace autant qu’il inquiète. Depuis son arrivée en janvier 2024, Jhoanner Chavez n’a porté le maillot Sang et Or qu’à 23 petites reprises. Une trace infime, presque symbolique, pour un élément qui débarquait avec l’étiquette de futur patron du couloir gauche, et dont les perspectives de retour s’éloignent inlassablement au fil des mois.
Un manque cruel pour le système Toppmöller
Sur le plan strictement sportif, ce mystère médical pénalise lourdement le projet de jeu mis en place. Dans un contexte où la défense lensoise affiche des signes de fragilité évidents, Dino Toppmöller aurait eu grand besoin d’un Jhoanner Chavez opérationnel. L’Équatorien aurait offert une solution de rotation naturelle et précieuse pour faire souffler l’incontournable Matthieu Udol. Ce vide dans l’effectif est d’ailleurs criant aujourd’hui, mis en exergue par l’adaptation pour le moins compliquée de Michal Skoras, contraint de dépanner avec difficulté au poste de piston gauche.
L’impasse financière et le mirage équatorien
À ce rythme, l’idée même de revoir le joueur à un niveau compétitif relève du vœu pieux. Si la Fédération équatorienne a récemment fait sensation en officialisant l’arrivée de Marcelo Gallardo au poste de sélectionneur, imaginer Chavez retrouver la Tri relève aujourd’hui de la pure science-fiction. Avant de rêver aux joutes internationales, il s’agirait déjà de fouler l’herbe d’une pelouse de Ligue 1.
Face à cette impasse sportive, la question financière devient incontournable. À moins que le club ne soit en mesure de confirmer très rapidement une date de retour aux affaires, la direction sportive pourrait être contrainte de prendre une décision radicale. Le laisser partir libre, bien que cela représente un échec sportif, aurait au moins le mérite d’alléger la masse salariale d’un poids devenu fantomatique.
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