Mercato RC Lens : Leca optimiste, Gautreau sceptique, Lens divise

Neuf recrues en un seul été : Saud Abdulhamid, Jean-Clair Todibo, Maik Nawrocki, Yacine Titraoui, Michal Skoras, Michaël Cuisance, Franjo Ivanovic, Thorgan Hazard et Junior Kadile ont tous rejoint le RC Lens ces dernières semaine, dans l’espoir de prolonger l’euphorie de la saison passée, désormais sous la direction de Dino Toppmöller.

Un discours de confiance affiché par Leca

Il y a quelques jours sur RMC, Jean-Louis Leca assurait que son groupe était « aussi fort voire plus fort que l’an dernier ». Une déclaration résolument optimiste, qui commence toutefois à sonner un peu décalée au regard du début de saison poussif des Sang et Or.

Gautreau tempère nettement l’enthousiasme du directeur sportif

Dans l’After Foot, Florent Gautreau n’a pas mâché ses mots pour contredire ce discours rassurant, estimant qu’aucune donnée ne permet réellement d’affirmer une telle chose à ce stade de la saison : « la communication de Jean-Louis Leca, comme quoi son groupe serait plus fort que l’an dernier, tu ne peux pas le savoir. »
Le consultant reconnaît la réussite éclatante des paris lensois lors du précédent mercato, tout en refusant d’accorder le même crédit par anticipation à celui de cet été : « les paris de l’an dernier ont été remarquables, mais ceux de cette année, on ne sait pas encore, et pour l’instant ce n’est pas vraiment le cas. » Il va plus loin en affirmant frontalement son désaccord avec l’analyse du dirigeant lensois, jugeant l’argument davantage stratégique que factuel : « moi, je ne suis pas d’accord avec Leca. Techniquement, factuellement, Lens n’est pas plus fort que l’an dernier. C’est une communication interne pour rassurer. »

Le milieu de terrain, principal point faible identifié

Le journaliste cible en particulier l’entrejeu artésien, jugé en retrait par rapport au tandem Sangaré-Thomasson qui avait porté l’équipe la saison passée, tout en reconnaissant que le secteur offensif reste solide malgré un plafond déjà atteint : « au milieu, c’est moins fort, il y a déjà des manques. En attaque, j’aime beaucoup, mais on touche le plafond de verre. »
Une analyse qui tranche nettement avec la communication institutionnelle du club, et qui met en lumière les premières interrogations qui entourent ce nouveau visage lensois façonné par Dino Toppmöller.

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