Pour Abdulkodir Khusanov, cette Coupe du monde 2026 tourne pour l’instant au supplice. Après une entrée en matière déjà compliquée face à la Colombie (défaite 3-1), l’ancien défenseur du RC Lens espérait permettre à l’Ouzbékistan de relever la tête contre le Portugal.
La mission s’est finalement transformée en nouvelle désillusion avec une lourde correction infligée par la Seleção (5-0).
Véritable symbole du football ouzbek, l’actuel défenseur de Manchester City porte une immense partie des espoirs de son pays depuis la qualification historique de la sélection pour son premier Mondial. Une pression considérable qui s’est ressentie au coup de sifflet final.
Les images ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux. Incapable de masquer sa détresse, Abdukodir Khusanov a quitté la pelouse en larmes après cette deuxième défaite consécutive qui rapproche dangereusement son équipe d’une élimination dès la phase de groupes.
Une Coupe du monde qui tourne mal
Le sort semble s’acharner sur l’ancien Lensois depuis le début de la compétition. Lors de la rencontre inaugurale face à la Colombie, il avait déjà attiré l’attention malgré lui après avoir percuté violemment un caméraman au cours d’une intervention défensive. Une séquence spectaculaire qui avait largement circulé sur les médias internationaux.
Face au Portugal, la soirée a été encore plus douloureuse. Opposé à Cristiano Ronaldo, son idole de jeunesse, Khusanov rêvait de marquer les esprits dans un rendez-vous historique pour son pays.
Mais la marche s’est révélée bien trop haute pour l’Ouzbékistan.
À l’heure de jeu, après avoir sauvé un but sur sa ligne, le défenseur s’est retrouvé impliqué sur le quatrième but portugais. Sur un corner, le ballon a terminé sa course dans les filets ouzbeks après une action confuse, un but finalement attribué contre son camp dans plusieurs comptes rendus du match.
Une image supplémentaire venue symboliser la soirée noire vécue par toute une sélection.
Bernardo Silva vient le consoler
Au-delà du résultat, c’est surtout la scène de l’après-match qui a marqué les observateurs.
Alors que Khusanov peinait à retenir son émotion, Bernardo Silva, son ancien coéquipier à Manchester City, est venu lui apporter son soutien. Un geste simple mais apprécié, qui a rappelé toute la difficulté vécue par le jeune défenseur. Car derrière les erreurs, les défaites et les critiques, il y a aussi un joueur qui porte sur ses épaules une grande partie des ambitions de son pays.
Avec deux revers en autant de rencontres et une différence de buts largement négative, l’Ouzbékistan se retrouve désormais au bord du précipice avant son dernier match de groupe.
Pour Kodir, dont le rêve était de faire rayonner son pays sur la scène mondiale, l’aventure pourrait déjà s’achever. Et les larmes aperçues à Houston traduisaient sans doute bien plus qu’une simple défaite : celles d’un rêve qui s’éloigne brutalement.
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