Sept recrues minimum ? L’ampleur du chantier lensois se dessine

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Le mercato du RC Lens est officiellement lancé depuis une semaine et une chose paraît déjà évidente : les dirigeants artésiens vont devoir jongler entre les ambitions de la Ligue des champions et les réalités d’un effectif encore loin d’être complet.
Sur le papier, les Sang et Or disposent d’une base intéressante. Mais lorsqu’on se projette sur une saison qui comptera potentiellement plus de cinquante rencontres entre championnat, Coupe de France et Ligue des champions, le constat est sans appel : plusieurs postes devront impérativement être renforcés pour éviter de naviguer à vue dès l’automne.

Un effectif déjà amputé de plusieurs cadres

Le RC Lens a déjà enregistré plusieurs départs majeurs. En défense, Malang Sarr et Arthur Masuaku ne seront plus là. Au milieu, Adrien Thomasson a quitté le navire. Devant, Allan Saint-Maximin et Wesley Saïd ne font plus partie du projet. Anthony Bermont a quant à lui été prêté à Angers afin de poursuivre sa progression.
Ces départs représentent autant de minutes de jeu à remplacer, mais aussi une part importante de l’expérience du vestiaire.

Des départs encore à prévoir

Comme si cela ne suffisait pas, plusieurs joueurs restent très sollicités sur le marché. Robin Risser continue d’attirer les convoitises dans les buts. En défense, Ismaëlo Ganiou possède plusieurs prétendants. Mamadou Sangaré suscite un intérêt grandissant, tandis qu’Odsonne Édouard demeure observé par différents clubs dont Crystal Palace de Pierre Sage.
Le documentaire « Charbonneurs » a d’ailleurs offert une scène assez révélatrice de la situation. Au cours d’un échange informel, la cellule de recrutement plaisante sur les nombreux appels reçus concernant certains joueurs. Pour Ganiou, Risser ou Édouard, « ça sonne ». Pour Sangaré, la boutade va encore plus loin : « On va installer un standard ».
Derrière l’humour, le message est clair : plusieurs dossiers sont loin d’être verrouillés.

Le casse-tête des gardiens

Dans les buts, tout dépendra de l’avenir de Robin Risser. Si le jeune gardien venait à partir, Hervé Koffi récupérerait naturellement le costume de numéro un. Dans le cas contraire, le Burkinabè pourrait être amené à chercher du temps de jeu ailleurs.
Quel que soit le scénario retenu, Lens devra probablement recruter un gardien supplémentaire. Régis Gurtner reste handicapé par des pépins physiques récurrents et ne semble pas en mesure d’assumer un rôle de doublure sur toute une saison. Quant à Mathieu Gorgelin, son avenir dépendra largement des échanges à venir avec Dino Toppmöller.

Une défense centrale encore très incomplète

C’est probablement le secteur le plus préoccupant de l’effectif actuel. Samson Baidoo possède un potentiel évident mais sa fragilité physique interroge encore. Nidal Celik devrait prochainement passer par la case opération et son indisponibilité pourrait durer . Kyllian Antonio continue sa progression mais n’a pas encore démontré qu’il pouvait enchaîner comme titulaire dans une équipe qui jouerait le haut de tableau.
À cela s’ajoute l’incertitude entourant Jonathan Gradit, dont la date de retour n’est toujours pas connue.
Dans ces conditions, imaginer une saison européenne sans recruter au moins deux défenseurs centraux paraît difficilement envisageable.

Un côté gauche qui manque de profondeur

Sur le flanc droit, les solutions existent avec Saud Abdulhamid et Ruben Aguilar. À gauche, la situation est beaucoup plus fragile. Matthieu Udol apparaît aujourd’hui comme le seul spécialiste du poste. Une blessure ou une suspension suffirait à mettre le staff dans l’embarras. Le recrutement d’un piston gauche semble donc constituer une priorité absolue.

Au milieu, des renforts attendus

Le départ d’Adrien Thomasson laisse un vide important dans la rotation. Andrija Bulatovic, Amadou Haïdara et Fodé Sylla offrent des garanties, mais ils ne pourront pas porter seuls l’entrejeu durant toute une saison, si Mamadou Sangaré devait partir.
Le RC Lens devra probablement ajouter un milieu capable d’apporter à la fois du volume de jeu, de l’impact et une certaine polyvalence.

Une attaque qui manque encore de munitions

Aujourd’hui, Florian Thauvin, Florian Sotoca, Abdallah Sima et Rayan Fofana constituent les principales options offensives. Sur le papier, cela paraît léger pour une équipe engagée sur plusieurs tableaux.
Le retour de Rémy Labeau-Lascary pourrait représenter une excellente nouvelle après son prêt à Brest. En revanche, les autres solutions internes semblent encore insuffisantes.
Goduine Koyalipou n’a pas totalement convaincu lors de ses prêts successifs. Jeremy Agbonifo affiche des statistiques modestes en Suède. Gabin Capuano, Erawan Garnier ou Samuel Dié apparaissent encore trop tendres pour assumer des responsabilités importantes à court terme. Quant à Angelo Fulgini, son retour n’est pas envisagé.

Le minimum syndical pour rester compétitif

À l’heure actuelle, et sous réserve d’éventuels nouveaux départs, le RC Lens semble devoir recruter au minimum :

Un gardien.
Deux défenseurs centraux.
Un milieu de terrain.
Un piston gauche.
Deux attaquants.

Soit sept recrues pour constituer un groupe capable d’affronter les exigences d’une saison à très haute intensité.

Lors de sa présentation officielle, Dino Toppmöller s’est montré particulièrement prudent concernant la composition de son futur effectif. « Je fais confiance à la cellule recrutement. Quand on voit les derniers transferts, il y a un top travail derrière. On va se mettre ensemble et discuter. »
Une déclaration qui traduit une volonté de collaboration plutôt qu’une liste de courses déjà établie.

Une chose paraît néanmoins certaine : alors que le mercato n’est ouvert que depuis quelques jours, les journées de Jean-Louis Leca doivent déjà ressembler à celles d’un standardiste en période de pointe. Et si l’on en croit certaines scènes de « Charbonneurs », le téléphone ne risque pas de refroidir avant le 1er septembre.

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