Mardi à La Gaillette, pendant que ses coéquipiers s’exprimaient face aux médias, Florian Thauvin est resté à l’écart. Il n’avait vraisemblablement pas grand-chose à dire, ou peut-être trop. Comme d’autres joueurs de valeur, le champion du monde 2018 regardera la Coupe du monde 2026 depuis son canapé, écarté par Didier Deschamps.
Un coup dur pour celui qui avait réussi son retour en Bleu cette saison avec un but à la clé, mais n’a pas suffi à convaincre le sélectionneur de l’intégrer dans le groupe des 26.
Sa préparation, une obsession depuis des semaines
Pierre Sage, lui, a parlé à sa place, et ses mots dessinent le portrait d’un homme habité : « Cela fait plusieurs semaines qu’il parle de ce match. Depuis qu’il a eu le sentiment qu’on s’était vraiment éloignés de la possibilité de jouer le titre, il a concentré 100% de son énergie et de son travail autour de sa propre préparation pour la finale. » Une lucidité froide, presque mécanique, que le coach décrit comme caractéristique de Thauvin quand il est en mode compétiteur absolu.
Sa motivation ne s’arrête pas à la frustration internationale. Sage poursuit : « Il a surtout à cœur de gagner un titre sur le territoire français, ce serait une vraie fierté pour lui à titre personnel. Et quand on voit le match qu’il a livré encore à Lyon dimanche, on se dit qu’il prépare bien sa finale. » Le 0-4 écrasant à l’OL, avec un Thauvin omniprésent, sonne effectivement comme une répétition générale en grande pompe.
Les cicatrices du passé, le carburant du présent
La finale de ce vendredi n’est pas anodine pour lui sur le plan intime. Deux finales perdues hantent encore son CV : la Coupe de France 2016 avec l’OM contre le PSG, et la Ligue Europa 2018, écrasé par l’Atlético de Madrid. Son seul titre en club reste le championnat de Ligue 2 avec Bastia en 2012. Pour un joueur de son talent et de son parcours, c’est un vide qui pèse.
Demain soir, en finale de Coupe de France, Flotov aura peut-être l’occasion de tout régler en une nuit : effacer ces douleurs passées, soulever enfin un trophée majeur en France, et glisser un message à Deschamps, une performance qui pourrait rendre son absence de liste encore plus difficile à justifier si une défection de dernière minute en attaque venait à survenir d’ici le 11 juin.
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