Quatre jours après avoir marché sur Angers (5-2), l’OM est brutalement retombé sur terre face à Liverpool. Une claque froide, brutale, et surtout révélatrice : à l’échelle européenne, le club phocéen est encore loin du compte. Battus 3-0 à domicile, les hommes de Roberto De Zerbi ont rendu les armes sans jamais inquiéter des Reds pourtant prenables, si l’on se fie aux performances de Galatasaray ou du PSV ces derniers mois.
Au Vélodrome, l’ambiance a viré à la stupeur. Le public, venu rêver d’un exploit, est reparti groggy. Et sur les réseaux sociaux, les premiers doutes s’installent : après une telle désillusion, l’OM saura-t-il relever la tête face au RC Lens samedi ? Rien n’est moins sûr. L’orgueil blessé des Marseillais pourrait les transcender… ou au contraire les paralyser davantage.
Du côté des Sang et Or, difficile de savoir s’il faut se réjouir ou redouter cette débâcle olympienne. Un OM vexé est souvent dangereux. Mais c’est aussi un OM fébrile, férocement critiqué, qui doute de ses forces. Et la pression, désormais, est totalement dans leur camp. Avec 8 points de retard sur le RC Lens, le podium pourrait s’éloigner définitivement en cas de nouveau revers.
Dans ce naufrage collectif, un visage connu des supporters lensois a surnagé… à sa manière. Facundo Medina, titularisé à gauche de la défense à 3 olympienne, a alterné le solide et le très friable. Présent dans les duels, mais dépassé dès que le rythme s’est emballé, l’Argentin a multiplié les approximations. Son retour en C1, après sa longue absence, ne restera pas dans les mémoires.
Le choc de samedi entre Marseille et Lens s’annonce bouillant.
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