Paul Pogba n’a joué que 33 minutes en trois matchs depuis son retour avec Monaco. Et pourtant, cela a suffi aux organisateurs des Globe Soccer Awards pour lui remettre le prix du « comeback de l’année » lors de la cérémonie organisée à Dubaï. Un trophée qui fait grincer des dents… notamment celles de Jimmy Cabot.
L’ancien piston du RC Lens, désormais retraité des terrains, a dégainé sur les réseaux sociaux, pointant une absurdité évidente. À ce rythme-là, on finira par décerner des trophées à tous ceux qui savent contourner un contrôle antidopage avec élégance…
Jimmy Cabot, fidèle à son franc-parler, a proposé deux alternatives bien plus légitimes : Matthieu Udol, revenu d’un quadruple calvaire ligamentaire pour s’imposer à nouveau en Ligue 1 sous les couleurs du RC Lens, et Nabil Bentaleb, ressuscité après un arrêt cardiaque, buteur pour le LOSC lors de son retour à la compétition. Deux histoires humaines, deux récits de courage et de résilience… balayés au profit d’un joueur qui sort d’une suspension de 18 mois pour testostérone positive.
Sur X, Cabot a résumé la situation avec une formule lapidaire mais cinglante : « Matthieu Udol, quatre ligaments croisés, retour titulaire dans l’équipe première de Ligue 1 à la trêve avec le RCL ; Nabil Bentaleb, arrêt cardiaque, plusieurs mois d’arrêt, retour sur le terrain et buteur pour la victoire du LOSC ; Paul Pogba suspendu pour dopage : trophée. »
Difficile de faire plus clair.
Certes, Paul Pogba est une figure médiatique, un champion du monde, un nom qui pèse dans l’écosystème du foot-business. Mais à peine revenu sur les pelouses, six minutes à Rennes, cinq contre Paris, vingt-deux à Brest, et déjà récompensé ? Même à Monaco, où il n’a pas été aligné sur les deux dernières feuilles de match, on doit s’étonner du clin d’œil.
Le champion du monde, visiblement touché par cette reconnaissance venue d’ailleurs, a pourtant accueilli son prix avec émotion : « Ce trophée, je le dédie à tous ceux qui ont cru en moi quand tout semblait perdu. » Un discours calibré, pour un come-back qui, sportivement, reste à prouver.
Quant à Matthieu Udol, son retour héroïque n’a peut-être pas suffi à convaincre le jury. Il faut dire que sa dernière rupture des ligaments remonte à 2022, et les Globe Soccer Awards, eux, aiment les récits à courte mémoire. Le cas Bentaleb, en revanche, aurait largement pu cocher toutes les cases du récit hollywoodien. Mais peut-être n’avait-il pas la bonne story Instagram.
Au royaume du foot spectacle, les blessures cardiaques et les croisés, c’est bon pour les documentaires. Pour les paillettes, mieux vaut s’appeler Pogba…
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