Trophée des Champions : Les supporters du PSG sont-ils frappés d’amnésie ?

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Mauvaise nouvelle pour le Paris Saint-Germain à l’approche de son grand rendez-vous artésien. Le Collectif Ultras Paris a annoncé qu’il ne ferait pas le déplacement à Bollaert-Delelis pour le Trophée des champions face au RC Lens, dimanche 16 août (20h45). Une décision qui privera le club de la capitale d’une partie de son soutien le plus bruyant pour l’ouverture officielle de sa saison.

Un boycott justifié par des questions d’organisation

Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, le principal groupe de supporters parisiens dénonce l’absence de terrain neutre pour ce genre de rencontre, ainsi qu’une répartition jugée inéquitable des places entre les deux camps. Le CUP ne se prive pas non plus d’égratigner au passage la gouvernance de la LFP, qu’il accuse de ne pas avoir su transformer cet événement en véritable fête populaire, préférant laisser le hasard d’un tirage au sort désigner le stade hôte plutôt que d’imposer un cadre neutre. Une décision qualifiée de « lunaire » par le collectif, qui assume pleinement son absence : « chacun reste bien sûr libre de choisir s’il souhaite ou non se rendre au match. De notre côté, nous n’y participerons pas. »

Un rappel utile sur les vrais responsables du calendrier

Il convient toutefois de remettre les choses dans leur contexte. Ce n’est pas la Ligue qui a choisi d’avantager Lens en désignant Bollaert comme théâtre de la rencontre, mais bien un tirage au sort organisé après l’échec des discussions entre les deux clubs pour s’entendre sur un lieu commun. Un simple coup du sort, donc, et non une décision arbitraire des instances.
De quoi s’interroger, au passage, sur la mémoire sélective des supporters parisiens. Faut-il vraiment rappeler que la saison dernière, c’est justement le PSG qui avait bénéficié d’un traitement de faveur de la part de la Ligue, avec le report de son déplacement à Lens, officiellement justifié pour lui laisser davantage de temps de préparer ses échéances européennes ? Un privilège calendaire qui avait à l’époque desservi directement les intérêts sportifs du Racing dans la course au titre, sans provoquer chez les Ultras Paris la même indignation face à ce genre d’arrangement.

Un Bollaert privé d’une partie de son ambiance

Sur le plan sportif, cette absence pourrait tout de même se faire sentir. Réputé pour son parcage toujours très vocal, y compris à l’extérieur, le CUP manquera à l’appel dans un stade artésien connu pour son ambiance électrique. Une nouvelle illustration des tensions récurrentes qui entourent l’organisation de ce Trophée des champions, dont le lieu d’accueil fait débat depuis plusieurs éditions.

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