Vingt et un ans d’attente. C’est le temps qu’il aura fallu au RC Lens pour retrouver la tête du championnat de France. En s’imposant à Angers (2-1) dimanche, les Sang et Or ont profité du faux pas du PSG à Monaco (0-1) et du nul de l’OM face à Toulouse (2-2) pour s’installer seuls en haut de la Ligue 1.
Rien d’exubérant dans la prestation lensoise, mais une victoire solide, appliquée, dans la continuité d’un mois de novembre parfait : quatre succès, dix buts inscrits, deux encaissés. Le tout porté par un Florian Thauvin décisif, auteur d’un doublé et d’une prestation de patron.
Pierre Sage peut savourer : son équipe avance, sans éclat inutile mais avec une assurance grandissante. Bien sûr, tout n’a pas été maîtrisé,une première période compliquée, quelques approximations défensives, un manque de justesse dans la finition, mais l’essentiel est là. Lens est leader, vingt et un ans après. Et cette fois, avec un petit matelas confortable sur certains concurrents à l’Europe.
Ce que nous avons aimé :
– L’hommage permanent rendu à Jonathan Gradit. Un maillot floqué, son nom scandé à à la 24′ minute, la célébration sur les buts et l’appel en visio dans le vestiaire …
– Qu’en prenant la tête de la Ligue 1, les Sang et Or aient fait taire les rageux qui jusqu’ici sous-estimaient leurs performances.
– L’analyse lucide de Pierre Sage à la mi-temps. Ses joueurs ne faisaient pas ce qu’il fallait pour être leader à l’issue de la rencontre.
– Le doublé de Florian Thauvin, avec notamment ce missile, que même Hervé Koffi n’aurait pas pu stopper.
– La construction du premier but de Thauvin avec une ouverture lumineuse d’Aguilar, une passe décisive d’Edouard et le missile à la conclusion.
– Que la VAR montre son efficacité en annulant le penalty accordé en fin de rencontre aux angevins. La faute venait de l’attaquant et non de Malang Sarr.
– Que Ganiou ait gagné sa place de titulaire dans l’axe droit de la défense.
– Que Florian Sotoca soit tout proche d’inscrire enfin un but avec cette transversale en fin de rencontre.
– L’arrêt de Robin Risser dans les arrêts de jeu qui a sauvé les siens.
– Le match de Mamadou Sangaré et la mine qu’il a envoyée sur la barre.
– Les retrouvailles entre Hervé Koffi et ses anciens partenaires.
– L’ambiance mise par les 800 supporters lensois du parcage.
Ce que nous n’avons pas aimé :
– Devoir reconnaître à la mi-temps que l’absence de Koffi ne changeait rien, hormis le but de Thauvin dans le temps additionnel de la première période, les Lensois n’arrivaient pas à cadrer.
– Le début de match timide avec des Lensois attentistes qui ont attendu longtemps avant de prendre le match à leur compte.
– Avoir un moment pensé en début de rencontre à un remake de Metz-Lens.
– Cette déconcentration après le but du 2-0 qui a permis aux Angevins de réduire le score.
– Qu’il ait encore fallu attendre les ajustements techniques à la pause pour voir le vrai visage du RC Lens.
– Qu’Odsonne Edouard ne se fasse remarquer que sur sa passe décisive du premier but de Florian Thauvin.
– La fébrilité de la défense durant le temps additionnel de la rencontre.
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