Révélé sur la scène internationale et propulsé dans les buts de l’équipe de France grâce à ses performances majuscules sous les couleurs du RC Lens, Brice Samba vit aujourd’hui un déclassement aussi brutal qu’inattendu.
Si l’ère Didier Deschamps avait fait de lui l’incontestable doublure de Mike Maignan, l’arrivée de Zinédine Zidane à la tête de la sélection a totalement rebattu les cartes, laissant l’ancien chouchou de Bollaert sur le quai.
La jeunesse au pouvoir, le coup de grâce nommé Butez
Depuis mars 2023, le nom de Brice Samba était couché sur toutes les listes tricolores. Fort de ses quatre sélections et de sa participation à l’Euro 2024, au Final Four de la Ligue des Nations 2025 et à la récente Coupe du monde, le gardien de 32 ans pensait avoir sécurisé sa place dans le groupe. Mais Zinédine Zidane a tranché dans le vif, privilégiant l’avenir.
Pour épauler Mike Maignan, le nouveau sélectionneur a fait le choix fort de promouvoir la nouvelle génération, incarnée par Robin Risser et Guillaume Restes. L’objectif affiché : confier ces jeunes talents aux mains expertes de Fabien Barthez pour préparer l’Euro 2028, compétition que Samba aborderait à 34 ans.
Si ce rajeunissement peut s’entendre sportivement, le véritable signal de rupture est intervenu suite au forfait de Risser. Plutôt que de rappeler l’ancien Lensois, le staff tricolore a préféré convoquer Jean Butez (31 ans), confirmant que Samba ne fait tout simplement plus partie des options à court ou moyen terme.
Une résilience intacte et un nouveau défi breton
Malgré ce déclassement spectaculaire après 48 apparitions consécutives dans le groupe France, le portier a réagi avec classe. Loin de s’épancher sur son sort, il a été l’un des premiers à féliciter publiquement son coéquipier rennais Estéban Lepaul pour sa convocation. Un état d’esprit combatif loué en interne au Stade Rennais, où l’on décrit un leader toujours autant impliqué.
Comme le souligne l’ancien international Benoît Costil dans les colonnes de l’Equipe, cette mise à l’écart s’apparente moins à une sanction sportive (le jeu au pied et l’anticipation de Samba collant parfaitement aux exigences du haut niveau) qu’à une réorientation stratégique ferme. Conscient des règles cruelles de la concurrence, le gardien sait que seule la vérité du terrain pourra, peut-être, infléchir la position du staff tricolore.
Le défi est désormais immense : faire le deuil de la sélection, digérer la récente humiliation subie par son club face à Lyon (0-4), et éviter de cogiter sur un hypothétique retour chez les Bleus, forment compromis.
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